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Médaillés d'or à Sotchi: Carey Price comblé et Martin St-Louis ne regrette rien

23/02/2014 02:17 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

SOTCHI, Russie - Le Canada détenant une avance de trois buts à quelques minutes de la fin, Carey Price a eu le temps de se faire à l'idée qu'il serait champion olympique. Au son final de la sirène, il a senti ses jambes ramollir. C'est comme s'il avait ressenti des engourdissements dans tout le corps. La pression venait de tomber d'un coup.

«J'ai travaillé tellement fort, je m'étais tellement préparé pour ça, a déclaré le gardien du Canadien. Je pouvais finalement relâcher et me détendre. J'étais comblé, mais fatigué.»

Price, qui a partagé une partie de son succès avec ses parents ainsi que les gens de sa communauté à Anahim Lake, en C.-B., a qualifié l'expérience de «'cool'».

«J'ai pu jouer avec un petit peu de pression. Pour cette raison, ç'a été une expérience enrichissante», a-t-il dit, en attribuant énormément de mérite à ses coéquipiers.

Quand on lui a demandé quel serait son prochain «projet de carrière», Price a esquissé un large sourire.

«Tout le monde le connaît celui-là, a-t-il répondu, en se mordillant les lèvres. Pour la suite de ma carrière, je veux assurément... ça», a-t-il ajouté, en prenant soin de ne jamais parler de la coupe Stanley.

L'entraîneur Mike Babcock a tenu des propos élogieux à l'endroit de Price.

«Price, avec le potentiel qu'il possède, a-t-il avancé, peut réellement être un joueur qui fait la différence dans la Ligue nationale et sur la scène internationale, s'il le veut vraiment, qu'il est animé du feu sacré, et il me semble que ce soit le cas.»

St-Louis content

Martin St-Louis était heureux d'avoir pris la décision de joindre les rangs de l'équipe canadienne quand on lui a fait signe afin de remplacer son coéquipier du Lightning de Tampa Bay, Steven Stamkos, au dernier moment. Cela même s'il a été appelé à jouer un rôle effacé.

«Mettez-en que je suis content, j'ai gagné la médaille d'or, a-t-il déclaré. C'est un super sentiment, quelque chose que je vais me rappeler jusqu'à la fin de mes jours.»

St-Louis avait le sentiment d'avoir contribué à la conquête, lui qui a eu 6:36 minutes de temps d'utilisation contre les Suédois.

«Ce n'était pas une situation facile, mais je savais dans quoi je m'embarquais, a-t-il noté. Je m'efforçais de garder confiance et d'être prêt advenant qu'on ait besoin de moi. Je trouve que j'ai eu du bon temps de glace en finale, comparativement en demi-finale. J'attendais sur le banc qu'on me donne une tape dans le dos, et j'essayais de saisir les occasions.»

Le Lavallois âgé de 38 ans a dit que la conquête d'un championnat est ce qu'il y a de plus important pour lui.

«Quand je vais parler de ma carrière à mes petits-enfants plus tard, ce sera la première chose que je vais leur dire, a-t-il dit. Je ne leur parlerai pas des championnats des marqueurs que j'ai remportés ou des buts que j'ai marqués. C'est pour ça que c'est spécial.»

Un autre pour Bergeron

Déjà membre du club sélect «Triple Gold», à titre de médaillés d'or aux Championnats du monde et aux Jeux olympiques et de champion de la Coupe Stanley, Patrice Bergeron a ajouté un autre fleuron à son impressionnant palmarès.

«Je n'aurais évidemment jamais pensé gagner autant de championnats dans ma carrière, a mentionné le patineur de L'Ancienne-Lorette, près de Québec. Je me considère choyé et j'apprécie énormément ce qui m'arrive. Je suis chanceux de faire partie d'équipes gagnantes et je suis extrêmement reconnaissant d'accomplir tout ça.»

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