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L'Ukraine s'est imposée comme sujet de discussions au G20

23/02/2014 01:31 EST | Actualisé 24/04/2014 05:12 EDT

L'Ukraine s'est imposée comme sujet de discussion dimanche lors de la réunion du G20 à Sydney, où le FMI et plusieurs pays, dont les Etats-Unis, ont offert leur soutien à ce pays menacé de faillite.

Le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, a indiqué avoir eu des discussions avec son homologue russe, Anton Siluanov, en marge du G20.

"Les Etats-Unis et d'autres pays sont prêts à aider l'Ukraine dans ses efforts de retour à la démocratie, à la stabilité et la croissance", a déclaré le responsable américain lors d'une conférence de presse.

"Nous espérons que la fin des violences en Ukraine mènera à un gouvernement multipartite et technocrate, désireux de mener les réformes économiques nécessaires", a-t-il ajouté, notant que le FMI était l'interlocuteur idéal.

"Si les autorités ukrainiennes devaient demander le soutien du FMI, qu'il s'agisse de conseils en matière de politique économique, de soutien financier avec des discussions sur des réformes économqiues, alors évidemment nous sommes prêts", a abondé Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

L'Ukraine n'est pas mentionnée dans le communiqué final mais "plusieurs pays se sont mis d'accord pour évoquer leur soutien" à l'Ukraine "lors de leur conférence nationale de fin du G20", "en des termes identiques", a indiqué le ministre français de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici.

Il n'a pas souhaité préciser les pays qui avaient décidé de ne pas participer à cette déclaration quasi commune, mais la Russie en fait certainement partie.

Les investisseurs s'inquiètent car la fragile économie de l'Ukraine risque la faillite faute d'une rapide perfusion financière.

La Maison Blanche avait salué samedi la libération de l'opposante ukrainienne Ioulia Timochenko et rappelé qu'il revenait aux Ukrainiens de "déterminer leur propre avenir" après la destitution de facto par le Parlement du président Viktor Ianoukovitch.

La Russie avait, elle, accusé l'opposition d'avoir manqué à ses obligations après un accord conclu vendredi et mis en garde sur une menace contre la souveraineté de l'Ukraine.

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