NOUVELLES

L'Iran et les Occidentaux doivent retrouver "une relation de confiance" (Reynders)

23/02/2014 07:29 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

L'Iran et les pays occidentaux doivent retrouver "une relation de confiance" grâce à un accord sur le programme nucléaire controversé iranien, a affirmé dimanche le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, en visite en Iran.

"L'objectif est d'aller vers la reconstruction d'une relation de confiance d'abord par la négociation et des accords que nous espérons conclure dans le dossier nucléaire. Nous espérons conclure un accord définitif, transparent et vérifiable qui crée une relation de confiance entre la communauté internationale et la République islamique d'Iran", a déclaré M. Reynders lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.

"Nous sommes en mesure d'arriver à un accord à propos de notre programme nucléaire dans les négociations avec le groupe 5+1", a affirmé M. Zarif.

"Dans les négociations, nous cherchons à enlever toute excuse pour les sanctions afin de créer les conditions pour des investissements étrangers (...) Nos amis européens doivent savoir qu'il existe une situation stable pour investir en Iran", a-t-il ajouté

M. Reynders, troisième ministre des Affaires étrangères d'un pays européen à se rendre à Téhéran après ses homologues italien et suédois, a également rencontré le président Hassan Rohani dans la matinée.

L'Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Unis, Russie, Chine et Allemagne) ont repris leurs négociations en vue d'un accord global sur le dossier nucléaire et la levée des sanctions économiques internationales contre Téhéran.

M. Reynders a notamment affirmé que l'Iran, principal allié régional du régime syrien, devait participer "à la recherche d'une solution politique en Syrie" et jouer son rôle régional, notamment dans la lutte contre le trafic de drogue depuis l'Afghanistan.

Le chef de la diplomatie belge a également souhaité un dialogue entre l'Iran et l'Union européenne "sur la situation des droits de l'Homme, la peine de mort, la liberté d'expression ou encore les droits de la femme". Il a fait état d'une possible visite en Iran de Stravros Lambrinidis, représentant spécial de l'UE pour les droits de l'Homme.

"Sur tous ces sujets, nous voulons un dialogue ouvert", a ajouté M. Reynders.

L'arrivée au pouvoir du président modéré Hassan Rohani et les négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances pour résoudre la question nucléaire avec l'entrée en vigueur le 20 janvier de l'accord intérimaire de six mois ont favorisé les visites des délégations politiques et économiques européennes qui préparent la levée en perspective des sanctions économiques occidentales.

Début février, une importante délégation économique française s'est rendue à Téhéran pour préparer le terrain à une reprise des relations commerciales.

sgh/cyj/hj

PLUS:hp