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Les autorités ont réussi à retracer «El Chapo» grâce à un téléphone mobile

23/02/2014 08:55 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

MEXICO - Après avoir pourchassé en vain l'un des plus puissants narcotrafiquants au monde pendant des années, les autorités mexicaines ont finalement réussi à prendre au collet Joaquin «El Chapo» Guzman grâce à un téléphone mobile retrouvé dans une maison où de la drogue avait été stockée.

L'appareil appartenant à l'un des adjoints de Guzman a été découvert par le biais d'indices recueillis durant une opération d'écoute électronique menée par les États-Unis et a permis une percée dans la chasse à l'homme dont le leader du cartel de Sinaloa faisait l'objet, ont expliqué des représentants des autorités à l'Associated Press, dimanche.

L'enquête a fait un autre bond de géant après que la police eut analysé les renseignements fournis par une autre opération d'écoute électronique qui a mis les forces de l'ordre sur la piste d'un condo situé sur le bord de la mer où le légendaire baron de la drogue se terrait, selon des sources au sein des autorités américaines.

Lorsqu'il a finalement été capturé, Joaquin «El Chapo» Guzman avait un fusil d'assaut avec lui, mais n'a pas tenté de s'en servir.

Un jour après l'arrestation, il était difficile de savoir quelle serait la suite des choses pour Guzman, mise à part le fait que son cas donnera sans doute lieu à de longues et complexes procédures judiciaires visant à déterminer quel pays pourra le juger en premier.

Maintenant âgé de 56 ans, le narcotrafiquant a réussi à échapper à la police pendant plus d'une décennie après s'être évadé de prison en se cachant dans un camion de buanderie en 2001.

Joaquin «El Chapo» Guzman fera probablement face à une série d'accusations au Mexique en lien avec son rôle comme chef du cartel de Sinaloa, qui vendrait de la cocaïne, de la marijuana, de l'héroïne et de la méthamphétamine dans quelque 54 pays.

Il risque aussi d'être traduit en justice aux États-Unis, où les grands jurys d'au moins sept cours de district fédérales, dont à Chicago, à San Diego, à New York et au Texas, l'ont inculpé.

Dans un courriel envoyé dimanche, le procureur général adjoint de Brooklyn, Steven Tiscione, a affirmé que Washington aurait le dernier mot dans cette affaire.

Un représentant du département américain de la Justice a confié sous le couvert de l'anonymat qu'aucune décision n'avait encore été prise concernant l'extradition de Guzman.

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