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Élections locales en Equateur, un test délicat pour Correa

23/02/2014 08:07 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

Plus de 11 millions d'Equatoriens sont appelés à voter dimanche aux élections locales, un test électoral délicat pour le président socialiste Rafael Correa, dont la majorité tentera de conserver la mairie de Quito.

Au pouvoir depuis 2007 et jusqu'ici invaincu dans les urnes, M. Correa, une des figures de la gauche en Amérique latine, s'est personnellement engagé dans la campagne, répétant que sa "révolution citoyenne est en jeu".

Si son parti, Alianza Pais, devrait toujours gouverner la majorité des 221 municipalités, l'opposition pourrait rafler la mairie de Quito et se maintenir dans son bastion de Guayaquil, important port industriel et seconde ville située dans le sud-ouest du pays.

Dans la capitale, le candidat conservateur Mauricio Rodas, un jeune avocat de 39 ans, est donné gagnant devant le maire sortant Augusto Barrera, 52 ans, selon les derniers sondages.

Une défaite de la majorité à Quito résonnerait comme un avertissement avant la présidentielle de 2017. Elle enlèverait à M. Correa "son image d'invincibilité" et donnerait une "bouffée d'oxygène à l'opposition", a indiqué à l'AFP le politologue Simon Pachano.

Réélu l'an dernier pour un dernier mandat de quatre ans, la Constitution l'empêchant de se présenter à nouveau, M. Correa a soutenu que la perte de la capitale ouvrirait une période d'instabilité, une crainte toujours vive dans ce pays qui a connu sept présidents en une décennie.

En guerre ouverte avec les médias privés et les milieux d'affaires, le chef de l'Etat a dénoncé avant le scrutin une "opération de la droite nationale et internationale à Quito pour remporter la mairie", opérant un parallèle avec la crise au Venezuela, dont il est un proche allié.

A Guayaquil, contrôlé par la droite depuis deux décennies, le maire sortant, Jaime Nebot, 67 ans, paraît aussi en bonne posture face à Viviana Bonilla, 30 ans, qui défend les couleurs de la majorité présidentielle.

Outre les deux principales villes, le président Correa devrait être particulièrement attentif aux résultats dans les régions amazoniennes où ses projets pétroliers et miniers suscitent une forte résistance de la part de communautés indigènes.

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