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Le pétrole rebondit en Asie après l'engagement du G20 à doper la croissance mondiale

23/02/2014 10:41 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole repartaient à la hausse lundi en Asie, après l'engagement du G20 de doper la croissance mondiale de plus de 2.000 milliards de dollars d'ici 2018.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril prenait 28 cents, à 102,48 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance avançait de 17 cents, à 110,02 dollars.

L'engagement du G20 de relever le niveau prévu de la croissance mondiale d'un demi-point de pourcentage par an entre 2015 et 2018 "suscite l'optimisme" des marchés pour la croissance à moyen terme, note Desmond Chua de CMC Markets.

Les pays membres du G20, qui représentent quelque 85% de l'économie mondiale, se sont fixé pour objectif d'augmenter la croissance de deux points de pourcentage supplémentaires d'ici à 2018, soit 2.000 milliards de dollars supplémentaires de PIB, en "développant des politiques ambitieuses mais réalistes".

Le pétrole avait terminé à la baisse en fin de semaine dernière sous l'effet de prises de bénéfices, les prix du WTI restant néanmoins à la clôture supérieurs de plus de 2% à ceux de la semaine précédente.

Mais le recul a été freiné par l'arrivée prévue d'une nouvelle vague de froid et de neige au cours des prochains jours aux États-Unis qui devrait soutenir la demande en produits distillés, notamment en fioul de chauffage.

Les États-Unis connaissent depuis le début de l'année un hiver particulièrement rigoureux, marqué par une série de tempêtes de neige et de vagues de froid polaires dans le nord-est et le centre du pays.

Les cours restaient par ailleurs soutenus par des tensions au sein d'importantes zones de production pétrolière en Afrique.

Au Soudan du Sud, la production de brut accusait un net recul alors que les forces armées préparaient une contre-offensive pour chasser les rebelles de la ville sud-soudanaise de Malakal, capitale de l'État pétrolier du Haut-Nil (nord-est).

En Libye le secteur pétrolier restait perturbé depuis des mois par des protestataires réclamant l'autonomie de leur région et le partage des revenus pétroliers entre Tripoli et l'Est du pays.

La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a annoncé dimanche que la production pétrolière du pays avait chuté à 230.000 barils par jour, contre 570.000 b/j début janvier, après la fermeture du champ pétrolier d'al-Charara (Sud).

Ce champ, qui produit jusqu'à 330.000 b/j, avait déjà été fermé entre le 28 octobre et début janvier à cause d'un sit-in de la population locale.

Depuis le mois de juillet, les principaux terminaux pétroliers de l'est de la Libye sont bloqués par des manifestants, faisant chuter drastiquement la production, estimée en temps normal à 1,5 million de b/j.

Vendredi, le WTI, dont c'était le premier jour en tant que contrat de référence pour livraison en avril, avait terminé en retrait de 55 cents, à 102,20 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le Brent pour même échéance avait fini à 109,85 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 45 cents.

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