NOUVELLES

Grèce: les banques pourraient avoir besoin de 5 milliards d'euros (presse)

23/02/2014 07:07 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

La Banque de Grèce (BdG) estime à cinq milliards d'euros les nouveaux capitaux dont auront besoin les banques grecques, qui avaient été recapitalisées en 2013, ont indiqué dimanche de nombeux journaux.

"Les besoins en capitaux sont d'environ cinq milliards, selon les premières estimations de la BdG qui est en train d'évaluer les plans de restructuration des quatre principales banques et les conclusions de l'audit de BlackRock" sur les tests de résistance des établissements de crédit, a indiqué Ethnos.

Selon l'hebdomadaire dominical Realnews, la somme totale nécessaire à ces quatre banques serait de 4,5 à 4,8 milliards d'euros.

Les résultats officiels sur les besoins des banques seront publiés d'ici début mars, selon la BdG.

En termes de fonds propres, Alpha et la Banque du Pirée se trouveraient "en meilleure position" par rapport à la Banque nationale (BNG) et Eurobank, souligne Ethnos. Les besoins d'Alpha et de la Banque du Pirée seraient proche de "zéro", tandis que la BNG aura besoin de 2 milliards et Eurobank de 2,5 milliards d'euros.

Eurobank était la seule banque qui avait été privatisée totalement par l'Etat en 2013 mais elle doit maintenant attirerdes capitaux privés, selon les termes de sa recapitalisation.

En janvier, le gouverneur de la BdG Georges Provopoulos avait tiré la sonnette d'alarme sur les créances douteuses et prévenu que "le remboursement tardif des prêts pourrait conduire à la réduction des capitaux des banques et à la nécessité de (nouveaux) capitaux pour assurer les provisions élevées".

Il avait alors souligné que le Fonds hellénique de Stabilité financière (FHSF) pourrait disposer du montant restant de la recapitalisation, qui atteint 8 à 9 milliards d'euros.

Les quatre principales banques grecques ont été recapitalisées en 2013 grâce à des prêts octroyés à la Grèce par l'UE et le FMI pour faire face à la crise de la dette.

Au total 50 milliards d'euros avaient été octroyés au FHSF pour le processus de recapitalisation dont plus de 40 milliards ont été jusqu'ici utilisés dans ce sens.

La Grèce figurait en décembre 2012 en deuxième position sur la liste des prêts non remboursés des pays membres de l'Union européenne, derrière l'Irlande, avec un taux de 24,4%, selon une étude du cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC).

Le gouvernement grec a récemment créé "le conseil de gestion de la dette privée", une structure visant à réguler les relations entre les banques et leurs débiteurs.

hec/ros

PLUS:hp