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Gaza: à la frontière égyptienne, les députés du Hamas exigent la levée du blocus

23/02/2014 07:48 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

Les députés du Hamas, majoritaires au Parlement palestinien, ont exigé dimanche la levée du blocus de la bande de Gaza, lors d'une réunion extraordinaire à la frontière avec l'Egypte.

Par ailleurs, le vice-Premier ministre du gouvernement du Hamas, au pouvoir à Gaza, Ziad al-Zaza, a affirmé être prêt à confier au secteur privé la gestion des points de passage avec l'Egypte et Israël.

"Nous sommes devant le terminal de Rafah pour demander à nos frères en Egypte d'ouvrir Rafah aux personnes et aux biens afin de briser le siège injuste imposé il y a huit ans à notre peuple dans la bande de Gaza", a déclaré le vice-président du Parlement, Ahmad Bahar, lors de cette session, tenue sous une tente.

La bande de Gaza compte trois terminaux frontaliers en activité: deux avec Israël, Erez pour les personnes et Kerem Shalom pour les marchandises, et un avec l'Egypte, Rafah, pour les personnes.

"Le gouvernement va donner au secteur privé l'occasion de gérer techniquement les points de passage de la bande de Gaza", a déclaré pour sa part à l'AFP samedi le vice-Premier ministre, faisant état de la création d'une commission de sept hommes d'affaires consacrée à ce projet.

"La supervision de l'ensemble des terminaux sera placée sous le contrôle du gouvernement", a néanmoins précisé M. Zaza, également ministre des Finances.

Le Hamas, vainqueur des dernières élections législatives, en 2006, a chassé de Gaza en juin 2007 l'Autorité palestinienne, qui continue néanmoins à assurer la coordination aux points de passage avec Israël.

Kerem Shalom était resté fermé pendant plusieurs jours il y a un an en raison de divergences avec le Hamas sur le montant des frais de passage.

Le "Hamas a essayé de chasser l'Autorité palestinienne pour prendre en charge la gestion de Kerem Shalom afin de pouvoir collecter des recettes sur les marchandises entrant à Gaza", avait affirmé l'armée israélienne.

Un responsable du ministère de l'Economie du Hamas avait pour sa part imputé la fermeture au "refus de l'occupant d'une réduction des coûts de transit par le terminal".

Une source palestinienne au terminal avait affirmé à l'AFP que le gouvernement du Hamas tentait d'"imposer de nouveaux frais à la société de transport de marchandises".

az-sst/cbo

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