NOUVELLES

Des milliers de manifestants dénoncent à Madrid un "coup d'Etat contre la démocratie"

23/02/2014 09:52 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

Des milliers de personnes ont défilé dimanche à Madrid pour dénoncer pèle-mêle les coupes budgétaires et les projets de lois sur l'avortement ou la sécurité du gouvernement conservateur espagnol, clamant contre un "coup d'Etat porté contre la démocratie".

Au son des tambours et des sifflets, les manifestants ont marqué le jour anniversaire de la tentative de coup d'Etat du 23 février 1981 contre la jeune démocratie espagnole en rassemblant des revendications très diverses derrière une banderole où était écrit "Pour nos droits et libertés. Contre le coup à la démocratie. Non à la répression".

"Aujourd'hui les citoyens veulent dénoncer le fait que la société vit un nouveau coup d'Etat contre la démocratie", expliquait les dizaines d'associations et de plateformes citoyennes qui avaient convoqué le défilé dans un manifeste. "Mais cette fois-ci, il n'est pas militaire mais financier."

"Ils réservent le pire aux travailleurs et à la classe moyenne et garde le meilleur pour eux", dénonçait, à propos du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, Pedro Miguel, chômeur depuis un mois du secteur de la construction. A 59 ans, il estime n"avoir "aucune possibilité de trouver" un emploi dans ce pays frappé par un taux chômage de 26%.

"Il y a de plus en plus de coupes", expliquait Ruth Pascual, une employée de grande surface de 38 ans venue manifester avec sa fille de huit ans, toutes deux portant les pulls verts marqués du mot d'ordre "Ecole publique de tous pour tous" devenus emblématiques de la défense de l'éducation publique.

"Liberté d'expression", "Il ne nous feront pas taire", "Loi sur la sécurité.. de Rajoy comme Franco": les pancartes étaient aussi multiples que les revendications.

Les manifestants dénonçaient notamment le programme d'austérité sans précédent lancé en 2012 par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, et visant à économiser 150 milliards d'euros d'ici la fin de cette année, ainsi que ses projets de loi très controversés sur la "protection de la sécurité citoyenne" ou celui qui supprime le droit à l'avortement, ne le permettant que sous certaines circonstances.

Portant des casquettes rouges marquées du logo de Coca Cola, les employés des usines d'embouteillages de la célèbre boisson étaient également présents pour dénoncer la fermeture prévue de quatre usines de Coca-Cola Iberian Partners, unique entreprise d'embouteillage de la multinationale en Espagne, qui menace près de 1.200 emplois, selon les syndicats.

elc/ros

COCA-COLA

PLUS:hp