POLITIQUE

Congrès libéral: la résolution sur l'aide médicale à mourir a été adoptée

23/02/2014 12:12 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT
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MONTRÉAL - Les libéraux fédéraux ont voté en faveur de la légalisation de l'aide médicale à mourir, dimanche, mais la position du chef Justin Trudeau sur cette délicate question n'est pas claire.

M. Trudeau n'était pas présent dans la salle lorsque les délégués ont adopté cette résolution au dernier jour du congrès du Parti libéral du Canada, à Montréal.

Il avait été vu quelques instants auparavant dans les couloirs du Palais des congrès en train de se réjouir de la victoire du Canada à la finale de hockey masculin aux Jeux olympiques de Sotchi.

Et il était de retour lorsque les délégués l'ont chaleureusement appuyé dans sa décision, annoncée plus tôt cette année, d'expulser les sénateurs libéraux du caucus.

Les délégués réunis au congrès ont adopté une série de résolutions dont un investissement de 18 milliards $ dans les infrastructures, la création d'un revenu annuel de base, une stratégie nationale de transport et une hausse du financement pour les services en santé mentale, entre autres.

Le chef libéral n'a pas d'obligations envers ces résolutions mais puisque que l'habituelle conférence de presse scellant ce genre d'activités n'a pas eu lieu, il est difficile de déterminer lesquelles M. Trudeau retiendra dans sa plateforme électorale de 2015.

Il avait laissé transparaître son opinion sur certaines d'entre elles, notamment lors d'une entrevue télévisée sur le réseau CTV, enregistrée avant l'adoption des résolutions. Le chef libéral avait alors refusé de se prononcer sur l'aide médicale à mourir, affirmant qu'il attendrait l'avis de la Cour suprême à ce chapitre.

Le chef libéral a tout de même fait allusion en des termes plutôt positifs à la résolution sur «mourir avec dignité» lors de son discours de samedi mais il n'a pas clairement exprimé son soutien.

La résolution, a déclaré M. Trudeau dans son discours, demande aux libéraux d'élargir «(leur) conception de ce que signifie être un citoyen libre dans une démocratie moderne» et de «réfléchir à la possibilité de permettre aux Canadiens en fin de vie de choisir de mettre fin à leurs souffrances en prévoyant leur propre mort dans la dignité».

La résolution, proposée par les commissions des femmes et des jeunes du parti, a été adoptée lors d'un vote à main levée après un bref débat.

On y propose la tenue d'une consultation publique qui déterminerait les conditions préalables à respecter pour permettre aux Canadiens en fin de vie de choisir le suicide assisté ainsi que la mise en place d'un système de surveillance pour protéger les personnes vulnérables contre de possibles abus.

Elle ne semble toutefois pas faire l'unanimité au sein des députés libéraux, ce qui pourrait expliquer pourquoi M. Trudeau ne s'est pas clairement exprimé sur le sujet.

«J'ai beaucoup de difficultés avec ça, je suis très mal à l'aise», a indiqué la députée libérale de York-Ouest, dans la région de Toronto, Judy Sgro.

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