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Sotchi 2014: Alex Harvey n'a pas de regrets, mais est déçu de ses Jeux olympiques

23/02/2014 08:57 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT
Ryan Pierse via Getty Images
SOCHI, RUSSIA - FEBRUARY 14: Alex Harvey of Canada competes during the Cross Country Men's 15km Classic on day seven of the Sochi 2014 Winter Oympics at Laura Cross-country Ski & Biathlon Center on February 14, 2014 in Sochi, Russia. (Photo by Ryan Pierse/Getty Images)

KRASNAÏA POLIANA, Russie - Après une quinzaine olympique sans médaille ni même résultat satisfaisant, le fondeur Alex Harvey est prêt à passer à autre chose — les deux derniers week-ends de la Coupe du monde de la saison 2013-14, notamment. Mais il aimerait aussi pouvoir remonter dans le temps et transformer le cauchemar des JO de Sotchi en rêve devenu réalité.

«Je suis content que ce soit fini parce que ça n'a pas été à notre goût, mais j'aurais aimé pouvoir recommencer aussi», a affirmé Harvey, dimanche, après avoir complété sa quatrième épreuve des présents Jeux sans jamais réussir à terminer parmi les 10 premiers.

«Ce n'est pas la fin du monde, c'est juste du sport. Mais il n'y a pas une journée où on peut être vraiment satisfait des résultats. Aujourd'hui, je suis vraiment satisfait des skis, de la façon dont je me sentais et de la façon dont j'ai skié, mais pas du résultat», a dit le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges de sa 19e place, dont il s'est contenté après une chute survenue à 2 km de la fin, alors qu'il semblait se diriger vers un 'top-10'.

C'était là une fin de course à l'image de ses Jeux. Après avoir fini 18e au skiathlon de 30 km, il a été incapable de finir le 15 km en raison de skis mal préparés, puis il a été éliminé en demi-finale du sprint par équipes quand son partenaire Devon Kershaw, à peine remis d'une grippe, a été incapable de résister physiquement à la montée du parcours du complexe de ski de fond Laura.

Les autres vétérans de l'équipe, Kershaw et Ivan Babikov, n'ont pas fait mieux ces dernières semaines. C'est le relais à quatre, composé des jeunes Graeme Killick, Jesse Cockney et Len Valjas aux côtés de Babikov, qui a le mieux fait chez les hommes avec une 12e place.

La maladie de Kershaw au sprint par équipes, la meilleure chance de médaille des fondeurs canadiens, a semblé révéler un manque de profondeur au sein de l'équipe puisqu'on a hésité à remplacer le vétéran par un plus jeune. Mais ce n'est pas le cas, a assuré Harvey, dimanche. Le Québécois de 25 ans a même parlé d'un avenir «intéressant».

«On commence un nouveau cycle, alors ils vont pouvoir agrandir l'équipe de développement, essayer d'avoir une structure, a-t-il noté. Avec Graeme (Killick) qui a fait un top-30 aujourd'hui (le premier de sa carrière), c'est vraiment bon. Il a fini devant (le Tchèque) Lukas Bauer, qui était un des favoris. Jesse (Cockney), lui, est un bon sprinteur. Et Raphaël Couturier va venir à la Coupe du monde à Lahti (en Finlande), cette semaine.»

Même si on donnait la chance à l'équipe canadienne de recommencer les Jeux, Harvey ne voit pas ce que les entraîneurs et le personnel d'encadrement pourraient faire de différent.

«Le camp d'entraînement qu'on a fait, c'était parfait, je suis arrivé en super forme, on a fait tout ce qu'on pouvait faire, a-t-il souligné. Toutes les choses qu'on pouvait contrôler, on les a bien faites. C'est juste qu'en bout de ligne, on n'a pas été capable de livrer la marchandise.

«Aujourd'hui, Ivan (Babikov) et moi avions vraiment de bons skis. On avait les meilleurs skis du groupe de tête, même. Les gars se sont vraiment repris après la première semaine», a dit Harvey des techniciens de l'équipe canadienne.

«Mais aujourd'hui, je n'avais pas les jambes pour gagner avec une montée aussi difficile, il fallait que je m'économise pour ne pas que ma jambe bloque», a expliqué celui qui a un problème chronique à l'artère iliaque qui l'empêche d'y aller à fond si les montées sont trop longues.

«S'il y a une leçon à retenir, c'est qu'il ne faut pas rater la préparation des skis. Il ne faut pas avoir des journées où nous sommes les deux à ne pas être assez forts physiquement, comme c'est arrivé au sprint par équipes. Mais ça, ça arrive à tout le monde. Tu ne peux pas tout contrôler. Dario (Cologna) aurait peut-être gagné (dimanche) si son ski ne s'était pas cassé.

«Ce que je voulais en venant ici, c'est de ne pas avoir de regrets. Et honnêtement, je n'ai pas de regrets, j'ai seulement des déceptions. On s'est préparé du mieux qu'on pouvait», a résumé Harvey, en laissant entendre que la seule chose que les fondeurs canadiens pourraient faire de plus, c'est s'entraîner encore plus souvent.

«Les Norvégiennes, qui ont remporté les trois médailles (samedi), s'entraînent plus que moi. Elles font de 900 à 1000 heures d'entraînement par année. Si elles gagnent, c'est parce qu'elles sont les meilleures.»

Quelques minutes seulement après la course de dimanche, Harvey entrevoyait déjà la prochaine olympiade avec enthousiasme. À ses yeux, un cycle olympique, ce n'est pas très long.

«Ç'a s'est passé tellement vite depuis les Jeux de Vancouver. Il va y avoir les championnats du monde l'an prochain en Suède, ça va être une belle ambiance. Après, ils parlent d'organiser un Tour de ski au Canada en 2016, puis en 2017 il va y avoir le championnat du monde en Finlande. Il va y avoir des gros objectifs à chaque année, des objectifs à court terme.

«Quatre ans, c'est du moyen terme, ce n'est même pas du long terme. Le long terme, c'est avoir des enfants!», a lancé Harvey.

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