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Tour d'Oman - Frank et Andy Schleck réclament de la patience

22/02/2014 10:35 EST | Actualisé 24/04/2014 05:12 EDT

Les Luxembourgeois Frank et Andy Schleck qui ont vécu une année 2013 compliquée, réclament de la patience avant de revenir au sommet mais font preuve d'optimisme quand ils évoquent les échéances à venir, Liège-Bastogne-Liège en tête.

"Par rapport à 2013, c'est le jour et la nuit, assure Andy, 27 ans, le cadet de la fratrie. L'an dernier, j'avais débuté la saison avec très peu de kilomètres dans les jambes. Cette fois, mon hiver a été très bon. Avec Frank, nous avons bien bossé".

Au printemps 2013, Andy Schleck avait accumulé les abandons avant de retrouver un peu la flamme lors du Tour de France qu'il avait terminé en 20e position.

Ces dernières quarante-huit heures à Oman n'ont pas été rassurantes pour le vainqueur (sur tapis vert) du Tour de France 2010.

Vendredi, il a été lâché dès la deuxième des quatre difficultés du jour, "déshydraté pour avoir oublié de boire", expliquera-t-il.

Samedi, il a de nouveau terminé loin de Chris Froome, vainqueur de l'étape qui a relégué le Luxembourgeois, 34e, à près de trois minutes au sommet de la Montagne Verte, arrivée de l'étape reine du Tour d'Oman.

"Ca ne me stresse pas, je ne suis pas inquiet car je sais que j'ai bien travaillé ces dernières semaines et que cela finira par payer".

Le discours est même à l'optimisme chez Trek où directeur sportif et équipiers assurent que l'on va retrouver le "vrai" Andy d'ici peu.

"Il est très affûté", assure Fabian Cancellara.

"Oui, mais il y a une différence entre +avoir l'air bien+ et +être bien sur le vélo+", tempère Schleck qui, prudent, ne veut pas voir plus loin que les classiques ardennaises.

- La concurrence s'est densifiée -

"Mon premier objectif, c'est Liège-Bastogne-Liège. Le Tour de France, c'est dans cinq mois. Il peut se passer tellement de choses d'ici là. Et puis, la concurrence s'est densifiée. Froome, Nibali, Contador... C'est du costaud. Le seul avantage, c'est que la pression n'est plus sur mes épaules comme par le passé, mais sur celles de ces coureurs-là", explique le Luxembourgeois.

"Je ne peux pas encore dire maintenant que je serai capable de suivre le rythme des meilleurs au Tour. Mais c'est bien sûr mon objectif", ajoute celui qui pourra à nouveau compter sur le soutien de son frère aîné.

Car Frank Schleck qui n'avait pas roulé en 2013 suite à une suspension pour dopage puis son limogeage par RadioSchack, a repris la compétition "avec envie".

Après les premiers coups de pédales au Tour Down Under, l'aîné (33 ans) affiche une forme supérieure à celle de son frère sur les routes du Sultanat d'Oman.

"J'ai été très très content de rester avec les meilleurs vendredi", s'est-il félicité avant de prendre la 28e place de l'étape reine samedi.

"Je n'ai pas encore tout à fait mes meilleures jambes et je risque d'avoir des problèmes de constance ces prochaines semaines. C'est normal après une longue interruption", a-t-il expliqué samedi.

"Rien ne remplace la compétition mais je ne me suis jamais vraiment arrêté ces derniers mois. Je ne voulais pas repartir de zéro. J'ai donc tout fait en 2013 pour pouvoir revenir le plus vite possible", a-t-il conclu, réclamant pour lui et son frère "de la patience".

"Comme lors de nos meilleures années, nous repartons sur la base d'un programme d'abord basé sur les Ardennaises. On travaille. Nous verrons en avril ce que nous serons capables de faire".

bnl/jgu

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