POLITIQUE

Pas de hausse d'impôts pour les libéraux

22/02/2014 01:02 EST | Actualisé 24/04/2014 05:12 EDT

« Il n'y a pas de pays au monde qui n'aimerait pas être à notre place », a déclaré le chef Justin Trudeau samedi dans un discours principalement en anglais et centré sur l'égalité des chances. 

Justin Trudeau a été accueilli avec enthousiasme par les quelque 3000 délégués du Parti libéral du Canada (PLC), réunis en congrès à Montréal. Répétant qu'il fera de la classe moyenne sa priorité s'il est élu premier ministre du pays en 2015, il a promis de ne pas augmenter les impôts pour la classe moyenne.

Sur fond de bannières unilingues, il a amorcé son discours en tenant en exemple une mère fictive de la classe moyenne nommée Nathalie, invoquant ses inquiétudes et ses désirs pour ses enfants. « La dernière chose dont Nathalie a besoin est qu'un politicien utilise l'inquiétude générée par ces questions à des fins partisanes. »

Sur les 39 minutes de discours, 7 minutes ont été consacrées au français.

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« Les gens s'attendent à ce que le gouvernement les aide à avoir une chance de réussir [...] Le Canada est-il plus juste qu'il y a 10 ans? Plus prospère? Plus libre? », a-t-il demandé à la foule, qui a répondu non. 

Le premier ministre Stephen Harper a été la principale cible de ses critiques. « Harper a abandonné tous les principes qui lui étaient chers lorsqu'il était un jeune réformiste idéaliste », a-t-il dit. M. Trudeau s'en est aussi pris à Pauline Marois, soutenant que tout comme M. Harper, elle pratiquait des politiques de division. Il affirme quant à lui vouloir faire de la politique moins partisane pour mettre un terme au cynisme ambiant.

Le bureau de Pauline Marois a préféré ne pas réagir à ces propos, mais Alexandre Cloutier, ministre des Affaires intergouvernementales, a répondu que « le débat sur la laïcité qui se déroule au Québec se fait en toute ouverture et il suit le cadre parlementaire normal » par courriel. 

Sur le plan économique, Justin Trudeau a principalement rappelé les grands principes qui régissent les politiques de son parti. Il estime qu'il faut investir dans les infrastructures pour assurer le développement économique, misant sur le commerce. « Nous avons besoin d'investissements et de débouchés à l'étranger pour assurer le développement ici »,  dit-il en évoquant la position géographique stratégique du Canada. Il a ajouté que ce développement ne pourrait se faire sans une politique environnementale responsable.

S'ils prennent le pouvoir, les libéraux se donneraient comme objectif que 70 % de la population ait en poche leur diplôme d'études secondaires.

Alexandre Boulerice, député néodémocrate de Rosemont, a réagi au discours de M. Trudeau en le qualifiant de « décevant ». « Il était supposé nous exprimer sa vision économique. Ce qu'on a eu, c'est des phrases creuses, des mots vides, que du réchauffé. Aucune proposition, aucune solution », a-t-il résumé. Le Parti conservateur a quant à lui affirmé que le discours comportait « beaucoup de platitudes ».

Recrutement de candidats

Le PLC semble attirer plus de militants que les années précédentes, selon l'organisateur politique libéral au Québec, Pablo Rodriguez. Deux cents personnes ont déjà fait savoir qu'elles souhaiteraient devenir des candidats libéraux au Québec.

« C'est quand même quelque chose, si on pense aux dernières élections où il fallait demander à nos meilleurs amis de se présenter. Aujourd'hui on a 200 personnes à un an et demi des élections qui ont démontré de l'intérêt. On peut regarder l'avenir avec optimiste. Avec humilité, mais avec optimisme », dit-il.

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