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Les forces irakiennes reprennent le contrôle d'une ville au nord de Bagdad

22/02/2014 05:56 EST | Actualisé 24/04/2014 05:12 EDT

Les forces de sécurité irakiennes ont repris le contrôle de la ville de Souleimane-Bek, au nord de Bagdad, après plus d'une semaine de combats contre des insurgés, a indiqué un responsable local samedi.

Les insurgés avaient pris le contrôle le 13 février de secteurs de Souleimane-Bek, déclenchant une vague d'affrontements dans la ville et les villages environnants qui ont fait des dizaines de morts --civils, membres des forces de sécurité et hommes armés. Ces quartiers ont changé ensuite à plusieurs reprises de main.

"Souleimane-Bek est complètement libérée et il n'y a désormais plus d'hommes armés, seulement la police et les militaires", a déclaré à l'AFP un responsable local, Taleb al-Bayati, en indiquant que cette reprise en main totale de la ville était intervenue vendredi.

Selon lui, les soldats mettaient en place des tours de contrôle et des barrages de sable, et empêchaient pour le moment les habitants ayant fui les combats de retourner chez eux.

On ignorait dans l'immédiat si les insurgés avaient été repoussés par les forces irakiennes ou avaient choisi de se retirer des secteurs qu'ils contrôlaient.

Souleimane-Bek, située sur la route principale reliant Bagdad au nord de l'Irak, avait déjà connu des combats similaires en avril quand des insurgés avaient brièvement pris le contrôle de la ville avant d'en être chassés par l'armée.

Et en juillet, quelque 150 insurgés avaient lancé une attaque sur la ville, tirant aux mortiers, grenades et armes automatiques et exécutant 14 chauffeurs de camion chiites sur une autoroute proche.

La situation à Souleimane-Bek est, à une échelle moindre, celle qui prévaut dans la province majoritairement sunnite d'Al-Anbar, à l'ouest de Bagdad, où des jihadistes, des insurgés et des membres de tribus anti-gouvernementales ont pris la ville et Fallouja et des quartiers de Ramadi début janvier.

Les violences à Al-Anbar, qui a été un bastion de l'insurrection après l'invasion américaine de 2003, ont poussé plus de 370.000 civils à fuir, selon l'ONU.

Depuis début 2013, les autorités peinent à contenir les violences à travers le pays, les pires que l'Irak ait connues depuis les affrontements confessionnels de 2006-2007 qui avaient fait des dizaines de milliers de morts.

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