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Sotchi 2014: les planchistes Jasey-Jay Anderson et Michael Lambert sont éliminés en slalom parallèle

22/02/2014 02:28 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT
AFP

KRASNAÏA POLIANA, Russie - Jasey-Jay Anderson pourrait se targuer d'avoir été dans le coup parce qu'il a été éliminé par l'éventuel médaillé d'argent, samedi aux Jeux olympiques de Sotchi, en huitième de finale de l'épreuve du slalom en parallèle de surf des neiges. Mais il a trop d'expérience pour se mentir à lui-même... et trop de classe pour chercher à sauver la face devant autrui.

Anderson a semblé dans le coup face au Slovène Zan Kosir, tant en première qu'en deuxième manche des huitièmes de finale, après que le Québécois eut affiché le 15e chrono des qualifications. Mais ça n'a pas été le cas, a indiqué le vétéran de 38 ans.

«Je sais que Zan, il a une autre vitesse, a affirmé Anderson. S'il voit que je suis à côté de lui, il pèse sur le gaz un peu et il reprend son avance d'un dixième de seconde ou deux.

«Oui, je l'ai rattrapé en première manche, mais il m'attendait. Il a ralenti», a ajouté le médaillé d'or des JO de Vancouver, qui a pour sa part perdu du temps parce qu'il a essayé de nouveaux réglages après les qualifications, en raison de la neige plus molle en après-midi.

«Je ne pensais pas que la planche allait avoir autant d'énergie et ça m'a secoué. J'ai perdu la course pas mal là — première manche, troisième porte», a dit Anderson.

Kosir s'est rendu jusqu'en finale, où il s'est incliné par 0,11 seconde devant le Russe Vic Wild. Celui-ci est devenu le premier athlète à gagner deux médailles d'or en surf des neiges à des mêmes Jeux d'hiver, lui qui a remporté le slalom géant en parallèle disputé mercredi. Wild a amorcé son parcours gagnant avec une victoire en huitièmes de finale aux dépens de Michael Lambert, le seul autre Canadien à se rendre à ce stade de la compétition.

L'Autrichien Benjamin Karl a quant à lui décroché la médaille de bronze.

L'autre Canadien en lice, Matthew Morrison, a été éliminé dès le stade des qualifications. Les trois Canadiennes inscrites à l'épreuve féminine — Ariane Lavigne, Caroline Calvé et Marianne Leeson —, ont subi le même sort.

Elles n'ont jamais donc eu la chance de faire obstacle aux éventuelles médaillées de la journée, soit l'Autrichienne Julia Dujmovits (or) ainsi que les Allemandes Anke Karstens (argent) et Amelie Kober (bronze).

Calvé et Lavigne sont pourtant convaincues qu'elles auraient pu rivaliser avec les meilleures si seulement elles avaient accédé aux rondes des duels directs. Les deux manches des qualifications se disputaient à un contre un, mais c'est le temps de chaque concurrente qui était retenu, sans égard au fait qu'elle terminait au premier ou deuxième rang de sa vague.

«On dirait qu'une fois que je suis qualifiée (pour les rondes éliminatoires), c'est une nouvelle partie, a souligné Lavigne, qui s'est retrouvée à seulement six centièmes de seconde de la 16e et dernière place donnant accès aux huitièmes de finale. Quand j'affronte quelqu'un et que je sais qu'une seule de nous deux passe... On dirait que ça me débloque complètement.»

«C'est rare que je ne me qualifie pas, a quant à elle souligné Calvé, qui s'est contentée du 26e temps cumulatif, à 0,61 seconde de la 16e position. Même quand je me qualifie en finissant 13e ou 14e, je sais que je suis capable d'éliminer mon adversaire même si je me retrouve tout de suite contre une fille de bon niveau.»

Lavigne et Calvé ont peut-être été surprises par le niveau plus relevé que d'habitude en qualifications. Elles ont toutes deux admis que les temps étaient plus serrés que d'habitude, et Calvé a reconnu ne pas avoir donné sa meilleure poussée au départ de sa deuxième descente, en pensant qu'elle aurait «juste besoin d'une manche propre» pour se qualifier.

«D'habitude, en Coupe du monde, je fais deux manches correctes et je me qualifie sans problème», a souligné Calvé.

Cette dernière a par ailleurs expliqué que la nature du parcours olympique, samedi, favorisait les planchistes qui sont habituellement des négligées.

«Le parcours était assez droit, a indiqué la Québécoise de 35 ans. Donc, tu n'avais pas besoin de tourner tant que ça. Tu avais juste besoin de placer ta planche vite d'une porte à l'autre.»

Calvé était d'autant plus déçue de sa journée qu'elle se sentait mieux que jeudi, à l'occasion du slalom géant en parallèle. Grippée depuis son arrivée en Russie, elle avait alors terminé sixième.

«C'est sûr qu'une sixième place en géant, quand tu ne te sens pas bien, c'est quand même très bon. Il va falloir que je me contente de ça», a dit Calvé.

Lavigne, elle, se consolait avec le fait qu'elle a vécu une expérience olympique remarquable à ses premiers jeux, elle qui s'attendait à ce que la logistique soit beaucoup plus compliquée.

«C'est juste que 17e, c'est vraiment frustrant. C'est comme quatrième. Ce sont les deux pires positions», a souligné l'athlète de Lac-Supérieur.

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