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Le Canada domine toujours au curling, mais d'autres pays les talonneront

22/02/2014 07:35 EST | Actualisé 24/04/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
Canada's Jennifer Jones, left, celebrates with Jill Officer, center and Dawn McEwen, right, after beating Britain in the women's curling semifinal game at the 2014 Winter Olympics, Wednesday, Feb. 19, 2014, in Sochi, Russia. (AP Photo/Wong Maye-E)

SOTCHI, Russie - La Chine progresse. Les châteaux-forts traditionnels que sont l'Écosse et les pays scandinaves continuent de connaître du succès. Et des régions comme l'Amérique du Sud et le Koweït commencent à s'intéresser au sport. Mais il n'y a aucun doute sur l'identité de la puissance par excellence en curling, à l'issue des Jeux olympiques de Sotchi.

Le Canada a ajouté un nouveau chapitre à son glorieux passé, devenant le premier pays à remporter les médailles d'or chez les femmes et chez les hommes lors des mêmes Jeux olympiques.

Depuis l'entrée en scène du curling aux Jeux olympiques de Nagano, en 1998, les formations féminines et masculines du Canada ont toujours gagné au moins une médaille, peu importe la couleur.

«Le curling est synonyme de sport canadien, a résumé le skip Brad Jacobs, et ça explique pourquoi nous demeurons au sommet.»

Et les Canadiens seront difficiles à déloger.

Il n'y a pas un endroit où le curling est traité avec autant de sérieux qu'au Canada. Le pays compte environ un million de joueurs enregistrés — beaucoup plus que dans le reste du monde, combiné — et ce sport fait partie de la culture canadienne au point où ses joueurs sont traités comme des vedettes. Les cotes d'écoute au petit écran sont élevées et les grands tournois se tiennent habituellement à guichets fermés. Le niveau de compétition est si élevé et féroce lors des essais nationaux qu'il pousse chaque équipe à fournir le meilleur d'elle-même.

Plusieurs nations rivales — la Grande-Bretagne, la Chine et la Russe, entre autres — consacrent tout leur financement à une équipe à temps plein. Au Canada, les curlers évoluent à temps partiel — Jacobs est gestionnaire de comptes dans une banque et la skip canadienne Jennifer Jones est une avocate — mais ils se sont malgré tout avérés trop forts pour leurs adversaires.

Le Canada demeurera-t-il le pays dominant d'ici la présentation des Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud en 2018? Il n'y a aucun doute. Mais d'autres nations les talonneront.

Les pays asiatiques pourraient rapidement s'imposer comme les plus menaçants. La Chine, la nation la plus populeuse sur la planète, a atteint les demi-finales et comptait en ses rangs le joueur le plus efficace à Sotchi, le skip Liu Rui. La récente tradition chinoise d'embaucher des entraîneurs venant du Canada, pour améliorer l'aspect stratégique et procurer une certaine expertise à des joueurs déjà efficaces au plan technique, rapporte des dividendes.

«Ils cognent à la porte depuis un certain temps déjà, a observé Ryan Harnden, le lead du quatuor canadien et cousin de Jacobs. C'est bon pour le curling de les voir progresser.»

Le Japon n'a pas franchi la ronde préliminaire du volet féminin, mais la présidente de la Fédération mondiale de curling, Kate Caithness, dit que plus de la moité de la population a regardé ces Jeux.

Par ailleurs, Caithness ne s'inquiète pas de la domination canadienne à Sotchi.

«Ils ont tellement bien joué ici, a reconnu Caithness en parlant des Canadiens, mais en ce moment, les champions en titre sont la Suède, chez les hommes, et l'Écosse, chez les femmes. Les Canadiens ne balaient donc pas tout sur leur passage.

«Et regardez la Chine — c'est énorme. À mes yeux, c'est la plus grande surprise. Ils ont joué tellement, tellement bien et il faudra prendre leur équipe au sérieux à l'avenir.»

Caithness a confié que 14 pays l'avaient contactée durant les Jeux de Sotchi pour lui demander comment ils pouvaient joindre la fraternité internationale du curling. Elle admet qu'il faut augmenter le nombre d'installations partout dans le monde afin de maintenir l'élan généré par la visibilité que le sport a connue au cours des deux dernières semaines, mais elle se dit confiante qu'il s'agit «du sport hivernal dont la croissance est la plus importante».

Ainsi, le curling — un sport qui fascine, hypnotise et frappe l'imaginaire à proportions égales — s'effacera du radar olympique pendant quatre autres années.

À son retour, attendez-vous à ce que le Canada soit toujours au sommet.

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