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Andrighetto poursuit son apprentissage et s'adapte bien au hockey professionnel

22/02/2014 11:20 EST | Actualisé 24/04/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Sa carrière professionnelle venait à peine de prendre son envol que son nom a commencé à circuler dans des rumeurs de transfert entre le Canadien et l'Avalanche du Colorado, fin janvier.

Sven Andrighetto, que le Tricolore a repêché en troisième ronde, 86e au total, en 2013, semblait être la carte cachée dans la transaction qui aurait aussi impliqué Rene Bourque et Pierre-Alexandre Parenteau. Les rumeurs semblaient d'autant plus sérieuses que l'entraîneur-adjoint de l'Avalanche, André Tourigny, avait dirigé le Suisse chez les Huskies de Rouyn-Noranda dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec lors des deux saisons précédentes.

L'attaquant de 20 ans, originaire de Zurich, a indiqué qu'il en a entendu parler, mais qu'il a refusé d'y prêter attention — même s'il admet que ce genre de situation fait partie de son apprentissage au métier de hockeyeur professionnel.

«Tu ne peux rien faire contre ça, a-t-il dit cette semaine lors du passage des Bulldogs de Hamilton à Montréal. Ce sont seulement des rumeurs, et il y en aura toujours. Ça ne me dérange pas. J'essaie de ne pas trop les écouter, parce que je ne veux pas perdre ma concentration sur ce que je dois accomplir sur la patinoire. Que ce soit vrai ou non, ça n'a pas d'importance. Je crois simplement que ça fait partie du processus pour devenir un joueur de hockey professionnel.»

À sa première saison dans la Ligue américaine de hockey (AHL), Andrighetto connaît beaucoup de succès et son avenir semble fort prometteur.

Il est déjà le meilleur buteur des Bulldogs de Hamilton, avec 12 réussites, en plus d'avoir récolté 15 mentions d'assistance jusqu'ici en 39 matchs. Des statistiques intéressantes pour l'entraîneur-chef Sylvain Lefebvre, qui l'utilise à toutes les sauces.

«C'est un jeune qui en est sa première année dans la ligue, a rappelé Lefebvre. Il est pratiquement un de nos meilleurs buteurs. Il a du temps de glace sur notre première unité en avantage numérique, à cinq-contre-cinq, et puis il forme un bon trio présentement avec (Patrick) Holland et (Maxime) Macenauer.»

Il suffit de regarder les feuilles de pointage ce mois-ci pour se convaincre du potentiel offensif d'Andrighetto. Ce dernier a obtenu deux aides contre les Senators de Binghamton le 8 février, avant d'ajouter deux buts — dont celui de la victoire — contre les Marlies de Toronto le lendemain. Ses prouesses offensives lui ont d'ailleurs permis de décrocher le titre de joueur par excellence de la semaine dans l'AHL le 10 février.

«Les atouts d'un joueur de la LNH»

De passage à l'entraînement du Canadien mercredi, Patrice Brisebois, l'un des responsables du développement des joueurs du CH, a lui aussi lancé des fleurs à Andrighetto, tout en rappelant qu'il avait encore des lacunes à corriger.

«C'est un joueur qui a connu beaucoup de succès dans le hockey junior, a rappelé Brisebois à propos de celui qui a réussi des saisons de 74 et 98 points chez les Huskies. Malheureusement, il a été blessé et a manqué presque un mois. Ç'a pris un peu plus de temps pour qu'il retrouve le même niveau de performance qu'il avait avant sa blessure, mais dernièrement il joue du bon hockey. C'est un jeune avec tellement de talent. On parle d'un jeune avec une vision de jeu, des mains et des habiletés remarquables.

«Le problème, c'est lorsqu'il n'a pas la possession de la rondelle. Ça devient un peu plus ardu, a ajouté l'ex-défenseur de 43 ans. Dans sa zone, il faut qu'il améliore des choses. (...) C'est un joueur explosif, très intelligent, qui est capable de déjouer un joueur à un-contre-un. Les atouts qu'il a présentement, ce sont ceux d'un joueur de la LNH. C'est aussi simple que ça.»

Loin de laisser ces compliments lui monter à la tête — comme ça peut souvent être le cas lorsqu'on connaît du succès à un si jeune âge —, Andrighetto a fait preuve de modestie et a reconnu qu'il avait encore beaucoup de pain sur la planche avant d'atteindre son objectif de revêtir l'uniforme tricolore.

«Je travaille fort à tous les jours. Je sais que si je veux accéder à la prochaine étape je dois améliorer mon jeu défensif, a-t-il expliqué. J'essaie de devenir un joueur plus complet, qui puisse être efficace aux deux extrémités de la patinoire. Bref, il faut que je sois plus responsable.»

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