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Venezuela: des journalistes de CNN se sont vus retirer leur carte de presse

21/02/2014 03:27 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

CARACAS, Venezuela - Quatre journalistes du CNN se sont vus retirer leur carte de presse au Venezuela vendredi après que le président Nicolas Maduro eut fustigé le réseau télévisé américain pour sa couverture des manifestations qui agitent le pays.

CNN a précisé que ses reporters avaient été avisés par le ministère vénézuélien de l'Information qu'ils n'étaient plus autorisés à exercer leur métier au pays.

Le président Maduro avait menacé d'expulser les journalistes du pays jeudi s'ils ne «rectifiaient» pas leur couverture du mouvement de protestation, qui a débuté au début du mois de février.

Selon lui, les reporters participaient à une campagne de salissage pour tenter de renverser son gouvernement socialiste. La retransmission des émissions télévisées de la chaîne colombienne NTN24 a aussi été suspendue la semaine dernière.

Le quasi monopole du gouvernement sur les médias locaux avait fait de la chaîne «CNN en Espanol» une source d'informations prisée par de nombreux Vénézuéliens.

Par ailleurs, les autorités ont aussi sévi en coupant l'accès internet dans une ville universitaire au coeur du conflit et en bloquant certains sites web ainsi qu'une application de messagerie vocale instantanée très populaire auprès des militants.

La connexion internet a peu à peu été rétablie vendredi matin à San Cristobal, capitale de l'État de Tachira, après une panne de plus de 30 heures qui a aussi affectée les téléphones intelligents.

Des soldats patrouillaient les rues après une autre nuit où les autorités ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrimogène, comme ils l'avaient fait la nuit précédente.

La vague de manifestations anti-gouvernement, la plus violente depuis la mort du président Hugo Chavez l'an dernier, a débuté tôt en février à San Cristobal, une ville qui compte une université privée et trois autres établissements publics.

Jeudi soir, l'entreprise américaine Zello a confirmé à l'Associated Press que la compagnie nationale de télécommunications du Venezuela, CANTV, avait bloqué l'accès à son application pour téléphones intelligents et ordinateurs.

Le service de messagerie instantanée a été abondamment utilisé par des manifestants de l'Égypte et de l'Ukraine, entre autres, pour organiser des rassemblements.

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