NOUVELLES

Ukraine: des députés français rencontrent des dirigeants russes à Moscou

21/02/2014 09:37 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

Des députés français ont rencontré vendredi des dirigeants russes qui leur ont réaffirmé que Moscou ne pourrait soutenir un gouvernement anti-russe à Kiev, selon la présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale Elisabeth Guigou.

A la tête d'une délégation de sept députés à Moscou, Mme Guigou a rencontré vendredi matin, à l'occasion d'un voyage programmé de longue date, le président de la Douma Sergueï Narychkine, le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma Alexeï Pouchkov ainsi que le ministre adjoint des Affaires étrangères Grigori Karassine.

"Comme nous, ils veulent l'arrêt des violences et une solution politique. Mais ils rejettent la responsabilité de l'origine des troubles sur l'opposition et les extrémistes qui, selon eux, contrôlent Maïdan (la place centrale de Kiev haut lieu de la contestation, ndlr), alors que pour nous la responsabilité principale est du fait du régime", a-t-elle dit à l'AFP par téléphone depuis Moscou.

"Si c'était un gouvernement anti-russe qui s'installait, la Russie arrêterait son aide financière", selon elle.

"Nous avons intérêt à parler davantage avec la Russie car on ne peut pas avoir de solution durable si on a une opposition frontale de la Russie", a-t-elle estimé.

Pour Mme Guigou, qui parlait avant l'annonce à Kiev de la signature d'un accord entre le pouvoir et l'opposition, si les concessions annoncées par le président ukrainien Viktor Ianoukovitch se confirmaient, ce serait "un succès de la médiation européenne sur place".

Le président Viktor Ianoukovitch et les responsables de l'opposition ont signé en présence des médiateurs européens un accord de sortie de crise en Ukraine, a constaté l'AFP.

Cet accord prévoit des concessions majeures à l'opposition, dont une élection présidentielle anticipée, la formation d'un gouvernement de coalition et une réforme constitutionnelle. Il survient après les violences qui ont fait près de 80 morts depuis mardi à Kiev.

far/kap/blb/ml

PLUS:hp