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Tim Hudak semble avoir renoncé à des propositions jugées anti-syndicales

21/02/2014 03:16 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

TORONTO - Le chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Tim Hudak,a affirmé vendredi qu'il a renoncé à l'idée de rendre optionnelles l'appartenance à un syndicat et les cotisations prélevées à la source.

Cette proposition a déjà été à l'origine de différends entre les candidats conservateurs et les citoyens, en plus d'alimenter des guerres intestines au sein du caucus.

Ceux qui se montrentréticents face à l'implantation d'une telle politique craignent qu'elle puisse coûter les prochaines élections aux progressistes-conservateurs.

Alors qu'il s'exprimait devant la Chambre de commerce de la région de Toronto, Tim Hudak a déclaré vendredi matin que si son camp devait remporter le prochain scrutin, il n'irait pas de l'avant avec une pareille mesure.

Du même souffle, il a ajouté qu'un éventuel gouvernement progressiste-conservateur s'abstiendrait également de réviser la formule Rand, qui prévoit que tous les employés travaillant dans un environnement syndiqué doivent payer des cotisations, même s'ils ne veulent pas être membres de cette organisation.

Pourtant, ces diverses propositions se retrouvaient au coeur d'un document de travail du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario datant de 2012, et elles avaient été adoptées de justesse par les militants au congrès de l'automne dernier.

Tim Hudak a expliqué qu'en parcourant la province pour en faire la promotion, il a constaté qu'elles ne devaient pas constituer la priorité de son équipe en ce moment.

M. Hudak a précisé que pour chaque Ontarien qui disait approuver ces mesures, 100 autres l'invitaient plutôt à s'atteler à contrôler les tarifs d'électricité, à réduire les taxes et les impôts, ou à soutenir la main-d'oeuvre qualifiée.

Le chef progressiste-conservateur a tenu à indiquer que sa volte-face n'a rien à voir avec la défaite de son parti dans la circonscription de Niagara Falls lors d'une élection partielle, la semaine dernière, au cours de laquelle les néo-démocrates ont triomphé en comptant sur un appui massif des syndicats.

Cette sortie de M. Hudak a été remise en question entre autres par les présidents du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario et d'Unifor, Warren Thomas et Jerry Dias. À leurs yeux, il existe clairement une corrélation entre le soudain changement de cap de Tim Hudak et le revers de sa formation dans Niagara Falls.

De leur côté, les libéraux au pouvoir ont soutenu que les électeurs gagneraient à se méfier du chef progressiste-conservateur, qui, selon eux, ne manquera pas de retourner de nouveau sa veste si son parti prend le pouvoir.

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