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Syrie: 38 hommes et adolescents évacués de Homs relâchés après interrogatoire

21/02/2014 07:36 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

Trente-huit hommes et adolescents qui avaient été arrêtés dès leur évacuation de la ville syrienne de Homs ont été relâchés vendredi après interrogatoire, a annoncé le gouverneur en faisant état de quelque 200 autres toujours détenus.

Agés de 15 à 55 ans, ils font partie des quelque 1.400 personnes évacuées depuis le 7 février du vieux Homs (centre), tenu par les rebelles et assiégé depuis plus d'un an et demi par les troupes du régime, en vertu d'un accord de trêve négocié par l'ONU.

"Après le règlement de leur situation, ils ont quitté le centre d'interrogatoire pour se rendre là où ils veulent", a dit à l'AFP le gouverneur Talal Barazi.

Selon lui, 195 des hommes évacués sont toujours détenus dans le centre aménagé pour l'occasion, le temps de finir les vérifications de leurs papiers d'identité et de leur situation concernant le service militaire.

Plus tôt dans la semaine, l'ONU avait affirmé que quelque 380 des hommes évacués étaient toujours détenus.

M. Barazi a souligné que de nombreux détenus voulaient bénéficier de l'amnistie offerte l'année dernière pour ceux qui ne s'étaient pas enrôlés, alors que le pays est en guerre depuis plus de trois ans.

"Les détenus nous ont dit leur désir de normaliser leur situation avant d'être relâchés car ils ne pouvaient pas profiter de l'amnistie durant leur siège", a-t-il dit.

La situation des hommes évacués de plus de 42 ans sera rapidement réglée dans la mesure où ils ont dépassé l'âge du service militaire obligatoire. Il n'a pas précisé par contre si les hommes libérés et en âge de servir étaient tenus de s'enrôler.

La détention de ces hommes a suscité les inquiétudes de la communauté internationale.

Mercredi, onze civils ont été évacués de Homs mais l'opération humanitaire qui impliquait des évacuations plus importantes et la fourniture d'aides aux civils ayant choisi de rester dans les secteurs assiégés a été suspendue après quelques jours.

L'ONU a dit qu'elle se concentrait maintenant sur la libération des hommes arrêtés.

"L'ONU prend une pause pour organiser le prochain round d'évacuations surtout qu'un nombre significatif de civils dans le vieux Homs sont devenus plus vulnérables et frêles selon nos informations", a déclaré à l'AFP le coordinateur humanitaire de l'ONU Yacoub Helou.

Mais "notre attention est portée maintenant sur la fourniture des services de protection aux évacués", a-t-il dit.

Plusieurs centaines de civils sont toujours assiégés dans les quartiers sous contrôle rebelle à Homs, et manquent de tout, se nourrissant d'herbes et d'olives selon plusieurs témoignages.

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