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RDC: 37 personnes blessées dans les heurts de jeudi à Bukavu (gouverneur)

21/02/2014 09:40 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

Trente-sept personnes ont été blessées dans les heurts ayant opposé jeudi des opposants, des policiers et la population à Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), selon un bilan officiel fourni vendredi.

Les violences ont fait 37 blessés, dont 25 policiers et 12 civils, a déclaré à l'AFP Marcellin Chisambo, gouverneur de la province du Sud-Kivu, dont Bukavu est la capitale.

Les heurts ont commencé en fin d'après-midi au passage d'une manifestation organisée par l'Union pour la nation congolaise (UNC), dont plusieurs milliers de sympathisants étaient venu accueillir le président Vital Kamerhe, un des principaux chefs de l'opposition, originaire du Sud-Kivu.

Chargée de bloquer le passage du cortège à l'entrée de la ville, la police a tiré à balles réelles pour disperser la foule, selon un journaliste de l'AFP ayant assisté à la scène.

Des sources hospitalières avaient fait état jeudi soir de 26 blessés, civils et policiers confondus.

Une fois la manifestation dispersée, des habitants en colère ont brûlé des pneus sur plusieurs artères de la ville, tandis que d'autres montaient des barricades.

Selon des sources de la société civile du Sud-Kivu, les affrontements entre la police et la population se sont poursuivis jusque tard dans la nuit.

Des responsables de l'UNC et du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) - la formation du président de la RDC, Joseph Kabila - ont fait part d'altercations violentes entre deux petits groupes de leurs partisans, au cours desquelles les protagonistes se sont mutuellement envoyé des pierres.

Ex-meilleur allié de M. Kabila, le président de l'UNC Vital Kamerhe a été président de l'Assemblée nationale de 2006 jusqu'à sa disgrâce en 2009. Arrivé troisième à l'élection présidentielle de 2011, il est aujourd'hui un des opposants les plus actifs au chef de l'Etat.

Au pouvoir depuis 2001, celui-ci a été reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans à l'issue des élections présidentielle et législatives, contestées, de 2011.

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