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Mozambique: réforme électorale pour mettre fin aux violences

21/02/2014 02:25 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

Les députés mozambicains ont voté vendredi à l'unanimité une réforme de la Commission qui supervise les élections, de façon à mettre fin aux violences qui agitent le pays.

Après un bref débat, les parlementaires du Frelimo, parti au pouvoir, ainsi que ceux du parti d'opposition, la Renamo, ont adopté à l'unanimité un projet de loi réformant l'instance qui supervisera les élections générales en octobre 2014.

La Renamo a demandé des changements dans la loi électorale, estimant que, sans une représentation plus équitable du corps électoaal, le Frelimo "volerait" le résultat des futures élections. Elle a obtenu largement gain de cause.

Fin 2012, le dirigenat de la Renamo, Afonso Dhlakama, 61 ans, est retourné dans son fief du centre du Mozambique, ce qui a conduit à une reprise de combats sporadiques, après une guerre civile de 16 ans (1977-1992) qui a fait environ un million de morts.

Depuis lors, les partisans de la Renamo ont mené une insurrection de moindre ampleur, contre l'armée du gouvernement, attaquant les infrastructures publiques et tuant des civils et des soldats.

Le parti a boycotté les élections municipales l'an dernier.

La crise a été le principal sujet de négociations entre le gouvernement et les députés de la Renamo à Maputo, pour tenter d'appporter le calme au centre du pays.

Selon cette réforme, la Commission électorale nationale passera de 13 à 17 membres et la Renamo y détiendra quatre sièges au lieu de deux actuellement.

La présidente du Parlement Veronica Macamo a décrit ce vote comme "historique".

La Renamo est une ancienne guérilla antimarxiste reconvertie en mouvement d'opposition après la fin de la guerre civile mozambicaine qui a fait un million de morts entre 1977 et 1992.

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