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L'UE a "un rôle croissant" en matière de sécurité (ministres de la Défense)

21/02/2014 09:14 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

Les ministres de la Défense de l'Union européenne (UE) réunis à Athènes jeudi et vendredi ont constaté "le rôle croissant" de l'Union en matière de sécurité, tout en surveillant les développements en Ukraine.

Mais, malgré l'appel lancé jeudi par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon demandant le déploiement "d'au moins 3.000 soldats et policiers supplémentaires" en République centrafricaine (RCA) pour y rétablir l'ordre et protéger les civils, peu de détails ont été donnés vendredi à l'issue de cette réunion informelle des ministres de la Défense, sur l'opération Eufor RCA.

Celle-ci prévoit le déploiement à partir de début mars d'un millier de soldats européens supplémentaires en renfort des troupes françaises et africaines déjà sur place.

On n'a ainsi pas appris si de nouveaux pays souhaitaient s'engager, et de quelle manière.

Les ministres se sont montrés "très inquiets de la situation", a noté le ministre grec de la Défense, Dimitris Avramopoulos.

Son homologue français Jean-Yves Le Drian devait se rendre vendredi après-midi à Larissa (centre de la Grèce), où est installé le quartier général européen de l'opération.

Le général Patrick de Rousiers, président du Comité militaire de l'UE, s'est montré cependant plus confiant, notant auprès de l'AFP que "la dynamique est lancée".

Il a laissé entendre que d'autres pays de l'UE que ceux qui se sont déjà fait connaître (Pologne, Estonie, Lettonie, Portugal, Roumanie, Espagne) avaient accepté d'y participer mais qu'il "ne pouvait pas les citer" à ce stade.

M. Avramopoulos a indiqué par ailleurs que les développements en Ukraine, qui n'était pas à l'ordre du jour de cette réunion, ont été "suivis attentivement".

"Certains de nos collègues ont fait allusion à la nécessité pour les forces armées ukrainiennes de ne pas intervenir", a-t-il dit, une opinion largement développée aussi par le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen, présent à certaines parties de cette réunion.

Le ministre grec a aussi appelé à "ne pas ignorer les sensibilités historiques" et à respecter "le besoin d'équilibre" dans cette affaire.

Il a estimé que "la réunion avait confirmé l'agenda dynamique de la Politique de sécurité et de défense commune", constatant "une somme de travail à accomplir dans la foulée du Conseil européen de décembre", qui avait débattu de Défense pour la première fois depuis 2008.

"L'UE sera bientôt à la tête de cinq opérations militaires, une confirmation claire de son rôle croissant comme apporteur de sécurité", a-t-il dit.

Outre la future mission en RCA, l'UE est présente actuellement dans quatre opérations, contre la piraterie au large de la Somalie, au Mali, en Bosnie-Herzégovine et en Somalie.

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