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LE MONDE EN BREF DU 22 FEVRIER

21/02/2014 11:04 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

Voici le Monde en bref du samedi 22 février à 04H00 GMT:

KIEV - Le président Viktor Ianoukovitch et l'opposition ukrainienne ont signé un accord de sortie de crise qualifié de fragile par Washington prévoyant d'importantes concessions du pouvoir, accueilli avec scepticisme à Kiev, au lendemain d'un bain de sang qui a fait près de 80 morts en trois jours.

L'accord, signé vendredi au palais présidentiel en présence des médiateurs européens, a été immédiatement repoussé par quelque 40.000 manifestants rassemblés vendredi soir sur le Maïdan, la place emblématique au coeur de la capitale ukrainienne.

Signé vendredi au palais présidentiel en présence des médiateurs européens, l'accord prévoit une élection présidentielle anticipée, au plus tard en décembre, la formation d'un gouvernement de coalition d'ici à dix jours et un retour à la Constitution de 2004, voté dans la foulée par le Parlement ukrainien.

WASHINGTON - Le président des Etats-Unis Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine souhaitent que l'accord de fin de crise en Ukraine soit appliqué "rapidement", a indiqué vendredi un diplomate américain, mettant toutefois en garde contre une solution "très, très fragile".

CARACAS - Les manifestations étudiantes appuyées par l'opposition qui agitent depuis plus de 15 jours le Venezuela ont fait huit morts et 137 blessés tandis qu'une centaine de personnes ont été arrêtées, selon un bilan officiel publié vendredi.

Pour la deuxième fois en une semaine, Caracas sera samedi le théâtre d'une double mobilisation, l'opposition manifestant contre les intimidations de groupes armés non-identifiés, le pouvoir convoquant en réponse une marche de soutien des "femmes chavistes".

WASHINGTON - Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a critiqué jeudi l'emploi "inacceptable" de la force au Venezuela contre les manifestants, et appelé à un "dialogue avec tous les Vénézuéliens (...) dans un climat de respect mutuel".

WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a reçu vendredi le dalaï lama et dit soutenir les droits de l'homme au Tibet, ignorant la colère de la Chine qui avait exigé l'annulation de cette rencontre à la Maison Blanche.

"Le président a réitéré son soutien appuyé à la préservation des traditions religieuses, culturelles et linguistiques du Tibet et à la protection des droits de l'homme pour les Tibétains au sein de la République populaire de Chine", a indiqué l'exécutif américain.

ROME - Le chef du centre gauche italien Matteo Renzi a accepté vendredi de diriger un gouvernement formé pour la première fois pour moitié de femmes, souhaitant qu'il "redonne l'espoir" aux Italiens.

Pour les postes-clé, M. Renzi a nommé Pier Carlo Padoan, numéro deux de l'OCDE, à l'Economie et aux Finances, tandis qu'Angelino Alfano, chef du Nouveau centre droit (NCD), s'est vu confirmé au poste de ministre de l'Intérieur.

MADRID - L'ETA a fait savoir vendredi qu'elle avait commencé à mettre ses armes hors d'usage, un geste encore symbolique vers la disparition du groupe séparatiste basque, plus de deux après l'abandon de la violence.

La Commission internationale de vérification du cessez-le-feu, un groupe d'experts étrangers non reconnu par Madrid, a annoncé, lors d'une visite à Bilbao avoir constaté en janvier que l'ETA a "scellé et mis hors d'usage opérationnel une certaine quantité d'armes, de munitions et d'explosifs".

BANGUI - La présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza a instamment demandé vendredi à la France de ne pas "abandonner" la Centrafrique, avant un vote du Parlement français sur la prolongation de l'intervention militaire française dans son pays.

Ce vote, que prévoit la Constitution française, se tiendra mardi à l'Assemblée nationale pour décider si "l'opération Sangaris", déclenchée lorsque les troupes françaises sont intervenues en Centrafrique le 5 décembre pour y restaurer la sécurité, doit se prolonger au-delà d'avril.

MOGADISCIO - Le palais présidentiel de Mogadiscio a été visé vendredi par un spectaculaire attentat commando revendiqué par les islamistes shebab, qui, outre les assaillants, a coûté la vie à au moins cinq personnes mais dont le dirigeant somalien est sorti indemne.

HARARE - Le président Robert Mugabe a eu 90 ans vendredi mais son absence du Zimbabwe le jour de son anniversaire nourrit les spéculations sur la santé et la succession du plus vieux chef d'Etat d'Afrique après 34 ans de pouvoir ininterrompu.

Alors que son entourage et lui-même insistent sur sa santé de fer, le vieux président était à Singapour, officiellement pour soigner une cataracte à l'oeil gauche, une opération classique pour son âge.

glr/jr

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