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Le G20 vers un objectif commun de croissance

21/02/2014 11:37 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

Les ministres des Finances et de l'Économie des pays membres du G20 sont réunis à Sydney, en Australie, toute la fin de semaine, pour tenter de réfléchir sur la croissance économique mondiale.

Les pays membres discutent notamment d'une initiative visant à inclure, dans le communiqué final de la rencontre, un objectif concret de croissance, qui pourrait, selon certains, être de 2 % sur cinq ans.

Au premier jour de la rencontre, samedi, l'Union européenne a indiqué être favorable à cette mesure, mais seulement si des réformes audacieuses l'accompagne.

Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a dit croire que les orientations politiques qui seront déterminées au cours de la rencontre seront cruciales pour atteindre l'objectif.

« Alors oui, nous avons besoin d'un objectif audacieux en matière de croissance, mais seulement à condition que nous puissions aussi nous entendre sur des réformes économiques audacieuses et sur une politique économique saine », a-t-il confié en entrevue.

La FED sur la sellette

Le ministre du pays hôte, Joe Hockey, a appelé d'entrée de jeu les banques centrales des grandes économies à la transparence afin d'éviter de provoquer davantage la volatilité des marchés.

« Nous devons avoir pour mot d'ordre: pas de surprise pour les politiques monétaires », a-t-il déclaré. « Les banques centrales dans le monde doivent prévenir de manière raisonnable les décisions à venir susceptibles de causer la volatilité des marchés. »

Les économies émergentes observent d'un oeil inquiet la sortie graduelle par la Réserve fédérale américaine de sa politique accommodante, en place à la suite de la crise financière.

Les attentes concernant la remontée des taux américains poussent les investisseurs à sortir leurs capitaux des pays émergents pour les rapatrier aux États-Unis. Les devises sud-africaine, argentine, turque et russe, notamment, risquent de pâtir de ses mouvements.

Toutefois, les États-Unis ont plutôt indiqué aux économies émergentes qu'elles devaient mettre de l'ordre dans leurs propres politiques monétaires pour éviter les contrecoups des décisions américaines,

Le ministre français de l'Économie, Pierre Moscovici, a refusé de blâmer la nouvelle présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen. Il a estimé que la Fed agissait d'abord dans les intérêts des États-Unis, mais ne faisait pas preuve « d'égoïsme ».

« Tous les ministres et banquiers centraux auxquels j'ai parlé comprennent qu'avec une coopération accrue, des objectifs réalistes et surtout un processus tangible pour les atteindre, nous pouvons obtenir de véritables résultats ce week-end, malgré certaines difficultés présentées par la volatilité sur les marchés internationaux », a dit Joe Hockey, un optimise repris par plusieurs de ses collègues à leur arrivée à la rencontre.

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