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La patineuse Yuna Kim veut avoir laissé en héritage plus que des médailles

21/02/2014 11:23 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

SOTCHI, Russie - Yuna Kim sait très bien ce qu'elle veut laisser en héritage.

La championne olympique de patinage artistique en 2010 et médaillée d'argent à Sotchi se retire de la compétition, l'esprit en paix.

«Je veux qu'on se souvienne de moi comme personne et patineuse artistique, plutôt qu'à titre de la médaillée d'or à Vancouver et la médaillée d'argent à Sotchi», a dit l'athlète de 23 ans en conférence de presse, vendredi, à Sotchi, devant un contingent imposant de médias coréens.

Kim a reconnu plusieurs fois durant ces jeux qu'elle n'était pas aussi obsédée par la victoire qu'il y a quatre ans. Cela semble lui avoir fait mieux accepter l'argent, en dépit de la remise en question par ses compatriotes du travail des juges qui ont accordé l'or à la Russe Adelinka Sotnikova.

«Puisque je ne suis pas venue seulement pour décrocher la médaille d'or, je crois que j'étais plus calme», a exprimé Kim.

Quant au dénouement, elle a ajouté: «Je m'y attendais quelque peu en raison de l'atmosphère qui régnait. Quand vous avez des attentes trop grandes, la déception est aussi grande, alors je ne faisais qu'attendre calmement.»

«Il y a eu des moments dans d'autres compétitions où le pointage ne reflétait pas ma performance indépendamment du brio que j'avais pu démontrer, à un point tel que c'était étrange, a-t-elle évoqué. J'imagine divers scénarios avant la compétition: bien faire, ne pas recevoir un bon pointage, et terminer deuxième. Étant donné que j'avais envisagé beaucoup de choses hier (jeudi), la situation n'était pas si surprenante.»

Kim a remporté la médaille d'or aux Jeux de Vancouver en 2010 en établissant de nouveaux records. Elle a aussi obtenu des titres aux championnats du monde en 2009 et 2013, se positionnant chaque fois comme patineuse favorite en vue des Jeux de Sotchi.

En terminant deuxième derrière Sotnikova, elle a dit n'avoir aucun regret.

«Je n'ai pas regardé les performances des autres patineuses, alors je ne crois pas que cela ferait une différence si je l'accepte ou pas», a-t-elle commenté.

Une rivale pour laquelle elle a eu de bons mots est la Japonaise Mao Asada, également deux fois championne du monde et médaillée d'argent à Vancouver. Asada a offert une contre-performance au programme court et, même après un superbe programme libre, elle n'a pu faire mieux que la sixième place, jeudi.

«Nous avons été comparées et avons compétitionné depuis si longtemps l'une contre l'autre, et il semble qu'il n'y aura plus cette compétition entre nous désormais, a dit Kim. Je crois que je me souviendrai d'elle entre toutes. Je ne crois pas qu'il y ait eu beaucoup de patineuses comme nous deux, qui étaient constamment comparées l'une à l'autre.»

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