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G20: le pays hôte optimiste pour le G20, malgré les tensions avec les émergents

21/02/2014 07:03 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

La réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20, qui a débuté samedi à Sydney, peut déboucher sur de "véritables résultats" et des objectifs "réalistes", grâce à une coopération accrue, malgré la volatilité sur les marchés.

"Il y a une intention réelle de fournir de véritables résultats", a déclaré Joe Hockey samedi matin.

"Tous les ministres et les banquiers centraux auxquels j'ai parlé comprennent qu'avec une coopération accrue, des objectifs réalistes et surtout un processus tangible pour les atteindre, nous pouvons obtenir de véritables résultats ce week-end, malgré certaines difficultés présentées par la volatilité sur les marchés internationaux".

Ce G20 se déroule alors que les responsables de plusieurs pays émergents s'inquiètent des effets collatéraux, pour leur devise notamment, de la sortie progressive par la Réserve fédérale américaine (Fed) de sa politique monétaire accomodante (le "tapering").

Le gouverneur de la banque centrale indienne Raghuram Rajan estimait fin janvier que "les Etats-Unis devraient s'inquiéter des effets de leur politique sur le reste du monde".

La réduction des achats mensuels d'actifs par la Fed et les attentes d'une remontée des taux américains incitent les investisseurs à sortir leurs capitaux des pays émergents pour les rapatrier aux Etats-Unis, provoquant le tangage des devises de pays tels que l'Afrique du Sud, l'Argentine, la Turquie ou encore la Russie. La roupie indienne avait été fortement secouée à l'été 2013.

Mais les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d'autres pays riches, ainsi que le Fonds monétaire international (FMI), ont ces derniers jours appelé les émergents à "mettre de l'ordre" chez eux.

Les devises les plus attaquées sont en effet celles des pays dont la politique ou l'économie suscitent le plus de doutes.

"Nous devons avoir pour mot d'ordre +pas de surprise+" pour les politiques monétaires, et les banques centrales dans le monde doivent prévenir de manière raisonnable sur les décisions à venir susceptibles de causer de la volatilité sur les marchés", a déclaré à ce sujet le Trésorier, équivalent en Australie du ministre des Finances.

Les ministres des Finances de trois grands pays émergents sont absents de cette réunion, retenus dans leur pays par des obligations intérieures: le Brésil, le Mexique et l'Argentine.

Concernant des objectifs de croissance chiffrés pour le monde, évoqué notamment par le FMI, la Grande-Bretagne et l'Australie, mais accueillie avec tiédeur par l'Allemagne, Joe Hockey a déclaré: "je comprends qu'il y ait des réticences (...) mais nous devons viser plus haut pour réaliser plus".

bp-fmp/jr

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