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Chine: une assemblée politique exclut une des femme d'affaires les plus riches du pays

21/02/2014 12:53 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

L'une des cinquante plus riches femmes de Chine a été exclue cette semaine d'une assemblée politique de haut niveau, les médias officiels pointant à cette occasion ses liens avec un haut cadre du régime soupçonné de corruption.

Classée l'an dernier par le magazine Hurun au 46e rang des plus riches femmes du pays --avec une fortune de 4 milliards de yuans (476 millions d'euros)--, Liu Yingxia a perdu sa place à la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), a rapporté tard jeudi l'agence Chine nouvelle.

La CCPPC est un organe de débat sans pouvoir de décision et se réunit habituellement une fois par an, en même temps que la séance plénière de l'Assemblée nationale populaire. L'an dernier, Chine nouvelle avait qualifié Mme Liu de "plus jolie membre" de la CCPPC.

L'agence officielle n'a fourni aucune raison pour son exclusion, mais d'autres médias d'Etat pointaient sa proximité avec Jiang Jiemin --ex-directeur de l'agence nationale supervisant les groupes d'Etat et aujourd'hui sous le coup d'une enquête pour "violations de la discipline et de la loi", formule caractérisant des faits de corruption.

Liu Yingxia, née en 1972, avait fondé à l'âge de 20 ans dans le nord-est de la Chine une entreprise qui a prospéré dans les secteurs de l'immobilier et des travaux publics.

En 2012, un de ses fonds avait investi dans un projet d'oléoduc de 110 milliards de yuans, aux côtés du géant pétrolier public CNPC et de deux autres groupes d'Etat, a précisé le quotidien Xiaoxiang Chen Bao. Jiang Jiemin, alors à la tête de CNPC, avait présidé aux négociations.

C'était selon les médias chinois la première fois qu'une firme privée était autorisée à participer à un projet de construction d'oléoduc en Chine.

Réputé être un proche allié de l'ancien patron de la police Zhou Yongkang, Jiang est l'un des 21 responsables ayant un rang égal ou supérieur à celui de vice-ministre à être tombés dans la vaste campagne anti-corruption initiée et vantée par le président chinois Xi Jinping.

Sur cette vingtaine de hauts cadres épinglés, au moins cinq autres étaient également connus pour être des proches de Zhou.

Ancien ministre de la Sécurité publique (en charge de la police), Zhou Yongkang a été l'une des figures les plus puissantes de la vie politique chinoise de la dernière décennie, mais l'étau semble récemment s'être resserré autour de lui.

Le New York Times avait rapporté en décembre que le président Xi avait donné son feu vert à une enquête le visant directement.

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