NOUVELLES

Certains emplois montréalais de Bombardier délocalisés au Mexique

21/02/2014 01:33 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Bombardier (TSX:BBD.B) transfère une partie de ses divisions des ressources humaines au Mexique dans le cadre de 1700 licenciements récemment annoncés au sein de sa division aéronautique.

L'entreprise a indiqué que 10 postes non syndiqués de Montréal seront délocalisés à Querétaro.

«Tout ce que nous faisons en ce moment vise à réduire les coûts», a expliqué une porte-parole de Bombardier, Hayley Dunne, qui a refusé de divulguer d'autres moyens qui pourraient être mis de l'avant.

Les employés de l'avionneur montréalais touchés par cette décision ont été informés au cours de la dernière semaine. Deux d'entre eux ont quitté leur emploi alors que les huit autres seront transférés dans d'autres fonctions à Montréal.

Bombardier assemble des parties de ses avions d'affaires et commerciaux dans plusieurs pays, dont au Maroc, en Chine ainsi qu'en Irlande du Nord, qui s'occupe de certaines parties des nouveaux CSeries.

Six employés mexicains seront ainsi en charge de tâches administratives, dont la comptabilisation de données et la réaffectation d'employés dans les différentes installations de Bombardier à travers le monde.

Mme Dunne a laissé entendre, lors d'un entretien, que d'autres travailleurs mexicains pourraient être embauchés pour effectuer des tâches reliées aux ressources humaines.

La société québécoise dit avoir étudié la possibilité de retenir les services d'une firme privée avant de finalement décider de transférer ces emplois au Mexique, où les salaires sont considérablement moins élevés qu'au Canada.

Bombardier, qui s'est installé au Mexique en 2006, compte maintenant plus de 1800 employés dans ce pays.

Les installations de Querétaro sont utilisées à des fins d'essais en vol pour le Q400 ainsi que des travaux sur le fuselage de jets d'affaires Global, entre autres.

L'Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l'aérospatiale (AIMTA) s'est de son côté montrée inquiète de voir Bombardier délocaliser des emplois.

«C'est toujours préoccupant parce qu'on ne sait jamais quand ces décisions peuvent survenir», a expliqué son représentant, Dave Chartrand.

M. Chartrand reconnaît toutefois que le déplacement d'emplois fait partie de la réalité puisque Bombardier vend ses avions à travers le monde et que l'entreprise doit répondre à des exigences locales dans certains pays où elle possède des installations.

Entre-temps, Bombardier a indiqué avoir éliminé 70 pour cent des 1700 postes identifiés dans la cadre des suppressions d'emplois annoncées en janvier dernier. De ce nombre, 705 se trouvent au Canada, 457 aux États-Unis et 23 ailleurs dans le monde.

Les 515 autres employés seront informés d'ici la fin du troisième trimestre.

Dans la région de Montréal, 300 employés à temps plein seront transférés ailleurs au sein de Bombardier ou dans d'autres firmes externes.

Le syndicat des machinistes affirme que 150 travailleurs temporaires ont été mis à pied.

Bombardier avait annoncé les licenciements afin de réduire ses coûts alors les coûts de ses programmes d'avions ne cessent d'augmenter.

L'action de l'avionneur montréalais a connu des difficultés à la Bourse de Toronto, surtout depuis que la société a dévoilé, la semaine dernière, des résultats trimestriels inférieurs aux attentes des analystes.

L'action de Bombardier a cédé vendredi 4 cents pour clôturer à 3,51 $ à la Bourse de Toronto.

PLUS:pc