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Attentat mercredi à Beyrouth: 11 morts, un kamikaze était Palestinien

21/02/2014 06:57 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

Un des deux auteurs de l'attentat suicide mercredi contre le centre culturel iranien à Beyrouth, ayant fait 11 morts selon un dernier bilan, était un Palestinien du Liban-sud, a affirmé vendredi une source de sécurité.

Selon cette source, l'un des deux kamikazes est un Palestinien dénommé Nidal al-Moughayyar, âgé de 29 ans. Ferronnier, il habitait Al-Beissariyé, un village chiite près de Saïda où vivent quelques familles palestiniennes sunnites.

A l'annonce de l'identification du kamikaze, des habitants ont attaqué la maison de ses parents et brûlé trois de leurs voitures, selon cette source.

Moughayyar avait disparu depuis plusieurs mois du village. Il était un partisan de cheikh Ahmad Assir, un religieux, aujourd'hui en fuite, qui s'est fait connaître par ses diatribes violentes contre l'Iran et le mouvement chiite Hezbollah qui combat en Syrie aux côtés du régime, contre les rebelles, en majorité sunnites.

L'un des deux kamikazes de l'attentat contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth, le 19 novembre, le Palestinien Adnane al-Mohammad était aussi d'Al-Beissariyé et également un partisan de cheikh Assir.

Par ailleurs, l'agence officielle ANI a indiqué qu'une Éthiopienne blessée dans l'attentat de mercredi était décédée dans un hôpital de la capitale, portant à 11 le nombre de morts dans cette attaque qui a fait aussi des dizaines de blessés.

Le groupe jihadiste sympathisant d'Al-Qaïda, les Brigades Abdallah Azzam, a revendiqué l'attaque en menaçant de continuer de frapper des cibles iraniennes et du Hezbollah jusqu'à ce que ce mouvement cesse de combattre en Syrie au côté du régime et jusqu'à "la libération de (ses) membres des geôles libanaises".

L'Iran est aussi le principal allié du régime Assad dans la région.

Cet attentat est le neuvième dans un fief du Hezbollah depuis juillet après l'annonce par le mouvement chiite qu'il combattait en Syrie du côté des forces du régime.

Cité par l'agence de presse Sana, le ministère syrien de l'Intérieur a indiqué jeudi soir qu'il souhaitait "coopérer avec le ministère libanais de l'Intérieur dans son combat contre le terrorisme".

Il a dit être prêt à "fournir tous les moyens possibles pour prévenir les attaques terroristes qui visent la sécurité (...) des peuples frères syrien et libanais".

Le régime syrien désigne par "terroristes" les insurgés qui cherchent à le renverser.

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