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Ukraine: l'UE s'apprête à prendre jeudi des sanctions contre les responsables (Fabius)

20/02/2014 03:00 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

L'Union européenne s'apprête à prendre jeudi des sanctions contre les responsables des violences en Ukraine, a déclaré à Kiev le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, avant d'être reçu par le président Viktor Ianoukovitch.

"Je lui dirai qu'il faut arrêter la violence, qui est évidemment inacceptable, et que nous nous apprêtons cet après-midi à prendre des sanctions contre ceux qui sont responsables de la violence", a dit M. Fabius à la radio privée française Europe 1 juste avant des entretiens séparés avec l'opposition et M. Ianoukovitch.

"Immédiatement après être parti de Kiev, j'irai à Bruxelles, et les sanctions que nous avons à l'esprit ce sont des sanctions ciblées, donc personnelles, qui visent l'interdiction de sortie, et donc la privation de visa, et la surveillance et le gel des avoirs d'un certain nombre de responsables", a souligné le ministre. "Il faut taper au portefeuille dans ces cas-là", a-t-il fait valoir, sans préciser si le président ukrainien serait ou non concerné.

Pour le ministre français, "ce serait une erreur grave de dire que le pays est redevenu calme". "Il y a un énorme travail à faire mais on se heurte à la mauvaise volonté évidente des autorités, qui pour le moment ne bougent pas", a-t-il déploré.

M. Fabius devait rencontrer à Kiev avec ses homologues allemand, Frank-Walter Steinmeier, et polonais, Radoslaw Sikorski, le président Ianoukovitch qui, sous la menace de sanctions, a annoncé la conclusion d'une "trêve" après les violences qui ont fait 28 morts.

"L'objectif de mon voyage c'est d'arrêter d'abord les massacres, d'annoncer qu'il va y avoir des sanctions ciblées qui vont être prises à Bruxelles qui touchent les visas et le portefeuille, et c'est de discuter des moyens politiques, pour aller aux élections", a dit également M. Fabius à la chaîne de télévision privée française BFMTV. "Il n'y a pas d'autre solution que d'aller aux élections, il faut retourner vers le peuple", a-t-il dit.

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