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Travailleur électrocuté à Québec : deux causes identifiées par la CSST

20/02/2014 01:14 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

La mort d'un soudeur sur un chantier de construction de l'Université Laval le 17 juillet 2013 aurait pu être évitable. Alain Turcotte a été électrocuté alors qu'il s'affairait à installer des plaques de métal à la structure d'un abribus sur le campus.

La Commission de la santé et sécurité au travail (CSST) conclut que la mort du travailleur a été causée par une série de circonstances malheureuses. L'utilisation d'une rallonge électrique endommagée est notamment en cause. Le fil électrique, sous tension, est entré en contact avec l'escabeau en aluminium sur lequel le travailleur se trouvait.

La gestion de l'utilisation de l'électricité était aussi déficiente et non sécuritaire sur le chantier. L'entrepreneur aurait dû s'assurer que les appareillages électriques étaient en bon état.

L'inspecteur à la CSST, Martin Lévesque, explique que la chaleur a joué un rôle également dans l'accident. « Il faisait environ 30 degrés Celsius ce qui fait que les vêtements de M. Turcotte étaient mouillés et ç'a permis le passage de l'électricité à travers son corps. »

La directrice de la prévention inspection à la CSST, Guylaine Poulin, rappelle pour sa part que chaque entrepreneur est responsable de la sécurité des travailleurs sur son chantier.

« C'est le devoir de l'entrepreneur de s'assurer qu'on a des outils et des équipements en bon état et inaltérés. Même lorsque les installations sont temporaires ont doit s'assurer d'avoir des installations conformes », affirme Mme Poulin. 

Le propriétaire de la compagnie Les entreprises Québec Hab conteste le constat d'infraction émis par la CSST quant à l'utilisation déficiente de l'électricité sur le chantier.

Martin Lévesque affirme qu'il s'agit d'un fâcheux concours de circonstances et il n'a pas voulu commenter davantage.

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