POLITIQUE

Mourir dans la dignité: le PQ accuse les libéraux de tergiverser

19/02/2014 08:39 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT
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La période des questions est mouvementée à Québec alors que les rumeurs d'élections vont bon train. Pendant ce temps, le leader parlementaire du gouvernement Stéphane Bédard demande à l'opposition libérale de cesser de retarder l'adoption du projet de loi « Mourir dans la dignité ». La Coalition avenir Québec affirme que le gouvernement n'a que lui à blâmer.

Le gouvernement Marois veut absolument procéder à l'adoption de deux projets de loi avant la relâche parlementaire à l'Assemblée nationale, soit le projet de loi 52 sur les soins de fin de vie et le projet de loi 28 sur le nouveau Code de procédure civile. Il s'agit, selon Stéphane Bédard, de « priorités gouvernementales et sociétales qui vont au-delà des lignes de parti. »

Les députés de l'Assemblée nationale vont siéger jusqu'à jeudi, jour de dépôt du budget, avant de prendre une pause de deux semaines. Si des élections sont déclenchées lors de cette pause, tous les projets de loi à l'étude, dont les projets de loi 52 et 28, vont mourir au feuilleton.

Stéphane Bédard reconnaît qu'il y a une possibilité de déclenchement d'élections, et demande la collaboration des partis d'opposition pour adopter au plus vite ces deux projets de loi.

Toutefois, les libéraux affirment qu'ils ne sont toujours pas prêts à voter sur le projet de loi 52, et souhaitent que leurs députés puissent continuer les discussions à l'Assemblée nationale. Environ 35 députés libéraux souhaitent disposer d'un temps de parole avant de procéder au vote.

Stéphane Bédard offre aux libéraux la possibilité de prolonger les débats à l'Assemblée nationale sur les heures du midi et en soirée, et considère que si les libéraux refusent un tel accommodement, ils feront ainsi preuve d'une volonté claire de vouloir bloquer le projet de loi.

Il affirme que tous les partis à Québec ont soutenu à maintes reprises que le projet de loi 52 fait consensus, et demande maintenant au Parti libéral « de passer de la parole aux gestes et d'accepter la proposition de prolonger le débat. »

Stéphane Bédard souligne que le gouvernement souhaite également précipiter l'adoption du projet de loi 73 sur la nomination d'un inspecteur général à Montréal, mais reconnaît que le temps commence à manquer.

Stéphane Bédard est l'architecte de cet embouteillage, selon la CAQ

De son côté, le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec, Gérard Deltell, accuse le Parti québécois d'improvisation, et considère que le gouvernement est le seul architecte de cet embouteillage à l'Assemblée nationale, notamment en présentant un budget juste avant la relâche parlementaire.

Il rejette d'emblée la suggestion de Stéphane Bédard de précipiter l'adoption des différents projets de loi à l'étude. « C'est inacceptable, nous allons défendre bec et ongles le droit à tous les parlementaires de prendre la parole et le temps qui leur est imparti », a-t-il soutenu. Il reconnaît toutefois que son parti soutient déjà les projets de loi 28 et 52.

Gérard Deltell affirme également qu'il est impossible pour la CAQ de prolonger les débats parlementaires mercredi midi, car le parti a déjà prévu un caucus.