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L'Iran continue à respecter le gel d'activités nucléaires (rapport AIEA)

20/02/2014 11:04 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

L'Iran continue à respecter le gel de certaines de ses activités nucléaires comme convenu avec les grandes puissances, une condition à la poursuite des négociations en vue d'enterrer le conflit sur le programme nucléaire de Téhéran, indique jeudi un rapport de l'AIEA.

L'enrichissement d'uranium jusqu'à 20% "n'a plus lieu", comme convenu dans l'accord sur six mois conclu à Genève et entré en vigueur le 20 janvier, selon une copie de ce rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique qu'a pu consulter l'AFP.

L'enrichissement jusqu'à 20% inquiète particulièrement la communauté internationale, car il est techniquement proche du niveau nécessaire pour fabriquer l'arme nucléaire.

Les Occidentaux et Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent le régime islamique de vouloir se doter d'un arsenal atomique sous couvert de son programme civil, ce que le pays a toujours farouchement nié.

Dans ce rapport, l'AIEA souligne également que le stock d'uranium enrichi à 20% "est en train d'être dilué ou bien reconverti en oxyde d'uranium".

Le pays continue à enrichir à un bas niveau, jusqu'à 5%, à un "rythme de production similaire à celui indiqué" dans le précédent rapport de novembre, ce qui est également en conformité avec ses engagements.

L'Iran n'a pas installé de nouvelles centrifugeuses, qui servent à enrichir l'uranium, dans ses sites de Fordo et de Natanz, ajoute l'AIEA.

Concernant le réacteur à eau lourde d'Arak, dont le plutonium pourrait aussi entrer dans la composition d'une bombe atomique, l'AIEA souligne qu'"aucun élément majeur supplémentaire n'a été installé (...). Il n'y a eu ni production, ni test de carburant pour le réacteur".

Plus tôt jeudi, l'Iran et les grandes puissances ont franchi une nouvelle étape vers le règlement définitif de leur conflit sur le programme nucléaire de Téhéran en s'accordant sur un "cadre" des négociations futures.

Le 24 novembre dernier, l'Iran avait conclu avec le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne) un plan d'action sur six mois prévoyant un gel de certaines activités nucléaires sensibles en échange de la levée d'une petite partie des sanctions qui étranglent son économie.

Les négociateurs ont désormais la tâche délicate de le transformer -au plus tôt d'ici le 20 juillet- en un accord global garantissant sans l'ombre d'un doute la nature pacifique du programme nucléaire iranien.

stu-ilp/plh

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