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La musique et le sport vont de pair aux Jeux olympiques de Sotchi (PHOTOS)

20/02/2014 08:38 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT
Vstock via Getty Images

SOTCHI, Russie - Jouer d'un instrument n'a jamais été facultatif pour Roz Groenewoud. C'était un choix incontournable.

«J'ai grandi au sein d'une famille très musicale, a déclaré la skieuse acrobatique. C'était quelque chose qui fait partie de ma vie, mon père a toujours joué de la guitare, ma mère jouait du piano, et j'ai donc été exposée à plusieurs différents types de musique en grandissant, et je les appréciais tous.»

L'athlète de Calgary, âgée de 24 ans, a joué du piano jusqu'à l'âge de 10 ans, la flûte classique de 10 à 15 ans, puis la flute jazz pour trois autres années avant de se blesser au bras dans un accident de ski.

Mais son amour pour tous les types de musique se manifeste encore dans ses choix éclectiques.

La championne du monde de demi-lune skie toujours en écoutant de la musique et elle a sa collection de pièces pour chaque portion de son rituel avant une compétition.

Quand elle marche pour se rendre à la piste, par exemple, elle écoute Florence and the Machine.

«J'ai une routine de chansons que j'écoute pendant que je me prépare à l'hôtel avant de partir pour une compétition, celles que j'écoute en marchant vers le site, quand je mets mes bottes...», a précisé Groenewoud.

«Avant de mettre mes skis, j'écoute des chansons pour leurs paroles, et puis aussitôt que je mets mes skis, je suis à l'écoute de la musique pour le rythme, pour l'adrénaline.»

La musique est omniprésente dans plusieurs événements aux Jeux olympiques d'hiver, que ce soit les rythmes criards de Nirvana et Enrique Eglesias sur la piste de slopestyle aux styles classiques de Vivaldi et Rachmaninoff en patinage artistique.

Le patineur artistique Eric Radford, qui a étudié le piano au Royal Conservatory of Music de Toronto, a écrit la musique qui accompagne le programme court qu'il a exécuté avec sa partenaire Meagan Duhamel à Sotchi.

Radford a écrit la pièce il y a sept ans après la mort de son entraîneur Paul Wirtz.

Les athlètes utilisent la musique pour garder leur concentration, éviter les distractions, ou se stimuler. Les petits écouteurs blancs font presque partie de leurs uniformes.

Et leurs goûts en matière de musique sont aussi variés que leurs talents sportifs.

Pour le double champion olympique Alexandre Bilodeau, c'est «Jubel» de Klingande pour passer le temps, «300 Violin Orchestra» de Jorge Quintero quand il se prépare à amorcer la compétition, et «Stand Tall» des Dirty Heads pour relaxer.

La patineuse artistique Kaetlyn Osmond adore la musique country.

«Je suis une grande fan de Carrie Underwood. Brad Paisley, Tim McGraw, tous, sont incroyables. Blake Shelton, Miranda Lambert.»

La spécialiste en skeleton Mellisa Hollingsworth, qui fait également du rodéo, est aussi une fan de country, mais elle opte pour quelque chose de plus 'hard' quand elle se prépare à la compétition.

Elle apprécie le groupe anglais indie pop The XX.

«Je les aime vraiment quand je fais mon échauffement, puis quand l'heure de début de la compétition approche, quand vous avez besoin d'un peu plus de pep», a déclaré Hollingsworth.

Le patineur de vitesse Denny Morrison, double médaillé à Sotchi, fait appel à la musique pour lui permettre de passer au travers ses longues séances d'entraînement.

«La majeure partie de ma musique est désormais de la musique de danse électronique. Laidback Luke, Dog Blood...»

Le coéquipier de Morrison, Mathieu Giroux, est plus reggae.

«C'est plus énergique quand je m'entraîne, a commenté Giroux. J'aime vraiment Matisyahu (qui mélange la musique traditionnelle juive et le reggae, le hip-hop et rock).»

Le surfeur des neiges Mark McMorris, qui a gagné la première médaille du Canada à Sotchi, apprécie le hip-hop et le bluegrass.

«Pour le bluegrass, c'est Deer Tick ou Trampled by Turtles. Du côté du hip-hop: The Game, Kendrick Lamar. C'est mon genre de musique.»

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