NOUVELLES

Kosovo: deuxième inculpation pour corruption pour un ex-commandant de la guérilla kosovare

20/02/2014 07:56 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

Un procureur européen a inculpé pour corruption un ancien commandant de la guérilla kosovare devenu ensuite ministre des Transports, Fatmir Limaj, qui est déjà jugé pour corruption dans une autre affaire, a-t-appris jeudi de source officielle.

Selon l'acte d'inculpation, M. Limaj et trois autres personnes ont "manipulé des procédures d'appels d'offres, donné et touché des pots-de-vin et dissimulé des documents liés à deux appels d'offres" lancés par le ministère des Transports en 2008.

Ils ont occasionné ainsi des dommages d'environ 900.000 euros au budget du Kosovo. Le faits remontent à la période durant laquelle M. Limaj était ministre des Transports (2008-2010).

En avril dernier, M. Limaj a plaidé non coupable des accusations de corruption pour lesquelles il est jugé avec six autres personnes devant un tribunal de Pristina.

Dans cette autre affaire de corruption, M. Limaj est notamment accusé d'avoir occasionné des dommages de deux millions d'euros au budget du Kosovo toujours dans une affaire d'appel d'offres entaché d'irrégularités.

M. Limaj, qui est actuellement député au Parlement kosovar et un des fondateurs du Parti démocratique du Kosovo (PDK) du Premier ministre Hashim Thaçi, a nié toutes les accusations portées contre lui.

Un tribunal européen au Kosovo avait, en septembre 2013, acquitté une deuxième fois M. Limaj et neuf autres personnes qui étaient accusés de crimes de guerre commis contre des civils pendant le conflit du Kosovo (1998-1999). Le procureur a interjeté appel.

M. Limaj avait également été inculpé de crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie en 2003 avant d'être acquitté en 2007.

Le Kosovo a proclamé son indépendance de la Serbie en 2008.

La mission Eulex, lancée quelques mois plus tard, a pour mandat de renforcer l'État de droit sur ce territoire, en se chargeant, entre autres, des dossiers jugés trop sensibles pour la justice locale.

ih-mat/cn/ia

PLUS:hp