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GB/écoutes: Rebekah Brooks, non coupable d'un des 5 chefs d'accusation

20/02/2014 08:31 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

L'ex-"reine des tabloïds" britanniques Rebekah Brooks, qui doit commencer jeudi à défendre sa version des faits dans le procès des écoutes téléphoniques, a été blanchie par la justice de l'un des cinq chefs d'accusation qui pèsent contre elle dans cette retentissante affaire.

Le juge John Saunders a déclaré jeudi au tribunal de l'Old Bailey à Londres avoir "décidé que Mme Brooks n'avait pas à répondre" du chef d'accusation "relatif à une photo du prince William en bikini".

Rebekah Brooks était soupçonnée d'avoir donné son aval au paiement de 4.000 livres (4.900 euros) à un fonctionnaire pour une photo montrant le prince William vêtu d'un bikini digne d'une James Bond Girl, à l'occasion d'une soirée à l'académie militaire de Sandhurst.

La photo n'avait pas été publiée même si le Sun, où Rebekah Brooks était rédactrice en chef à l'époque, avait sorti en septembre 2006 une Une titrée "Willy en bikini", avec un photo montage présentant le prince en maillot de bain deux pièces vert avec un collier de fleurs hawaïenne autour du cou.

A l'annonce de la décision du juge jeudi, Rebekah Brooks s'est levée et a souri dans le box des accusés.

L'ancienne rédactrice en chef du News of the World (NotW), défunt tabloïd de Rupert Murdoch au coeur du scandale des écoutes, reste cependant sous le coup de quatre chefs d'accusation: l'un pour conspiration en vue de pirater des téléphones de stars ou de simples citoyens, deux pour entrave au cours de la justice et un quatrième pour conspiration en vue de corrompre des fonctionnaires.

En présentant la ligne de défense de sa cliente, Jonathan Laidlaw a déclaré jeudi qu'il aurait "beaucoup plus à dire", à la fin du procès, sur la manière dont le parquet et la police ont traité dans cette affaire Mme Brooks, une proche du Premier ministre David Cameron.

L'avocat a par ailleurs déclaré aux jurés que ce n'était pas à Rebekah Brooks de "prouver son innocence" mais à l'accusation de fournir les preuves de son implication.

La flamboyante rousse de 45 ans, Andy Coulson - ancien rédacteur en chef du NotW -, et cinq autres personnes sont jugées depuis le 28 octobre à Londres dans le cadre de cette affaire. Ils nient tous les charges qui leurs sont reprochées.

Les sept prévenus exposeront leurs arguments dans ce procès qui pourrait encore durer trois mois.

Le scandale des écoutes au NotW a donné lieu à un vaste déballage sur les pratiques de certains reporters et dirigeants de la presse britannique, la plus puissante en Europe, et mis en lumière ses relations parfois troubles avec le milieu politique et la police.

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