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Autodissolution de l'ETA, "objectif commun" de l'Espagne et la France (ministres de l'Intérieur)

20/02/2014 10:00 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

Le ministre espagnol de l'Intérieur Jorge Fernandez Diaz a réaffirmé jeudi à Paris que le groupe armé ETA doit "s'autodissoudre", un "objectif commun" de la France et de l'Espagne confirmé par son homologue Manuel Valls.

L'Espagne rejette toute négociation avec "une organisation terroriste", a martelé M. Diaz lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion à Paris des ministres de l'Intérieur espagnol, français, marocain et portugais.

Les autorités espagnoles ont "un objectif commun" avec le gouvernement français, "la dissolution constitutionnelle de l'ETA". "Tant qu'elle ne sera pas dissoute, nous allons continuer à agir", a-t-il dit.

"Cette organisation a été plus qu'affaiblie en France et en Espagne, la seule chose à attendre c'est la dissolution sans condition", a abondé Manuel Valls. "Quand il s'agit de terrorisme nous parlons de choses graves" et "il y a une collaboration exemplaire entre l'Espagne et la France", a-t-il ajouté.

Un groupe d'experts internationaux doit se rendre à Bilbao (nord de l'Espagne) vendredi pour s'assurer que l'ETA respecte l'abandon de la violence annoncé en octobre 2011 après quarante ans de lutte armée.

Cela pourrait préfigurer, selon certaines sources, un pas vers le désarmement que l'ETA refuse, réclamant une négociation sur le sort des prisonniers.

Les quatre ministres du G4 (Espagne, France, Maroc, Portugal) ont pas ailleurs examiné les questions de terrorisme essentiellement, et celles des "combattants étrangers en Syrie".

"Nos services de renseignement vont amplifier leur collaboration", a promis M. Valls dans ce domaine mais aussi dans la "gestion des flux migratoires". Les ministres ont plaidé pour une "politique de retour efficace", a ajouté le ministre français.

Concernant la lutte contre le trafic de drogue, les ministres ont évoqué la route de la cocaïne qui "passe aujourd'hui par l'Afrique de l'Ouest", souhaitant la mise en place au Maroc d'une plateforme de saisie des avoirs criminels.

Le G4, créé en janvier 2013 à Rabat, a pour but d'améliorer la coopération sur le terrorisme, l'immigration ou la drogue entre ces quatre pays.

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