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Affaire Pistorius: certaines affirmations du champion étayées par le dossier d'accusation (TV)

20/02/2014 12:20 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

Le dossier de l'accusation contre Oscar Pistorius, qui sera jugé en mars pour le meurtre de sa petite amie, étaye certaines affirmations du champion paralympique pour sa défense, diminuant la probabilité d'un meurtre prémédité, selon une chaîne de télévision sud-africaine.

La chaîne d'information continue eNCA, qui cite le dossier du parquet, révèle qu'un passage crucial de la version du drame établie par le parquet l'an dernier quelques jours après les faits a changé au vu notamment d'une expertise balistique.

Le champion paralympique amputé des deux jambes ne nie pas avoir tué son amie Reeva Steenkamp durant la nuit de la Saint-Valentin 2013, mais affirme l'avoir fait par erreur, tirant à travers la porte des WC en croyant à la présence d'un cambrioleur.

Or il y a un an, lors des audiences préliminaires pour sa demande de libération sous caution, le parquet avait estimé que Pistorius avait tiré de sang froid après avoir mis ses prothèses et en sachant que les quatre balles tirées allaient tuer Reeva.

Selon eNCA, qui a montré des pages du dossier à l'écran, l'expertise balistique conduite par le parquet étaye la version de Pistorius à savoir qu'il était "très probablement" sur ses moignons quand il a tiré les coups de feu mortels.

Selon la chaîne, cet élément diminue la probabilité d'un meurtre prémédité.

D'autres détails émergent du dossier du parquet cité par eNCA, notamment le fait que le champion a tiré à une distance plus rapprochée que ne l'indiquaient les premiers éléments d'enquête de police.

En outre, après les coups de feu, Pistorius a reçu un appel du vigile du complexe sécurisé où il vivait et qui s'est entendu répondre que "tout allait bien".

Par ailleurs, le témoignage évoquant des cris de femme en provenance de la maison de Pistorius avant les tirs a été recueilli auprès d'un voisin habitant à 96 mètres de là.

Pistorius a toujours soutenu que le couple, qui s'était rencontré en fin 2012, entretenait des relations sans nuages. Le parquet affirme cependant qu'ils se sont disputés la nuit du drame.

Selon eNCA, le parquet admet toutefois n'avoir pas idée du motif de la dispute ni des coups de feu.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole du parquet sud-africain Nathi Mncube a refusé tout commentaire. "Le parquet ne fait aucun commentaire sur le fond du dossier avant le verdict".

La législation judiciaire sud-africaine autorise "la défense à avoir accès à tout, le dossier, le matériel de preuves". "Nous ne divulguons rien à personne d'autre qu'à la défense et s'il y a une fuite ce n'est certainement pas nous, car cela porterait préjudice à notre dossier", a-t-il ajouté.

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