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Régimes de retraite : les maires veulent en faire un enjeu électoral

19/02/2014 06:38 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

Le projet de loi tant attendu par les élus municipaux sur les régimes de retraite sera déposé jeudi à l'Assemblée nationale. À l'aube du déclenchement probable d'élections au Québec, les maires des grandes villes ont signalé qu'ils mettront tout leur poids pour en faire un enjeu important de la campagne.

« Il est clair qu'on va demander à ce qu'il y ait un engagement de chacun des chefs de parti afin que lors de la rentrée parlementaire, après l'élection, la commission parlementaire se tienne le plus rapidement possible », a indiqué Éric Forest, président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

Réunis à l'hôtel de ville de Québec mercredi après-midi, les maires de Montréal, de Québec, de Sherbrooke et de Gatineau ainsi que le président de l'UMQ tenaient à souligner que la ministre du Travail, Agnès Maltais, a « livré la marchandise » a déposant rapidement, comme promis, son projet de loi.

« Pour ce qui est de la suite des choses, dans le contexte actuel, on n'a jamais pensé qu'il serait voté immédiatement avant l'élection, mais il n'en demeure pas moins qu'à partir de demain, on va connaître la teneur du projet de loi et ça veut dire que pendant les élections on pourra en débattre », a précisé le maire de Québec, Régis Labeaume.

Les maires sont d'accord pour prioriser la négociation entre les parties et souhaitent que le projet de loi confirme le partage moitié-moitié des coûts des déficits courants et futurs et permette aux municipalités qui le désirent de s'attaquer aux déficits passés.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), ne voit pas d'un bon œil la volonté des maires de discuter du dossier en pleine campagne électorale, comme Régis Labeaume l'a fait lors de la dernière campagne municipale à Québec.

« On ne veut pas négocier sur la place publique. D'en faire un enjeu électoral, il y a des dérapages qui sont risqués. Ce qui risque d'arriver, c'est que nos tables [de négociation] vont toutes figer parce que tout le monde va attendre le résultat de la campagne pour voir dans quel sens ça va aller », a commenté le directeur adjoint du SCFP, Marc Ranger.

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