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Ontario: les conservateurs veulent ouvrir les services publics à la concurrence

19/02/2014 04:01 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

TORONTO - Les progressistes-conservateurs de l'Ontario veulent forcer les syndicats de la fonction publique à entrer en concurrence pour offrir des services à la population, afin d'économiser l'argent des contribuables.

Selon le chef de l'opposition, Tim Hudak, les syndicats devraient se frotter à l'entreprise privée pour offrir divers services gouvernementaux, tandis que le nouveau bureau d'imputabilité financière déterminerait quels secteurs devraient être ouverts à la concurrence.

À la législature, M. Hudak a accusé la première ministre Kathleen Wynne d'être à la botte des syndicats de la fonction publique, qui, dit-il, sont récompensés pour leur soutien aux libéraux. Pour lui, les libéraux «sont du côté des groupes d'intérêts particuliers qui s'enrichissent grâce à des conventions juteuses».

Mme Wynne a tourné en dérision l'affirmation de son adversaire selon laquelle la diminution des services provinciaux permettrait d'économiser de l'argent, qualifiant le tout de «pensée magique», avant d'ajouter qu'il n'avait aucune preuve pour soutenir son argument.

M. Hudak a affirmé que les conservateurs ne sous-traiteraient pas la police, les services de santé ou encore l'éducation, mais envisagerait la concurrence du privé pour des services tels que l'hébergement de serveurs de courriel, le transport, les services alimentaires et de blanchisserie dans les centres de détention — voire la formation de la main-d'oeuvre.

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