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Les producteurs de platine sud-africains lancent un ultimatum aux grévistes

19/02/2014 09:47 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

Les trois principaux producteurs mondiaux de platine ont sommé mercredi leurs employés en grève depuis le 23 janvier d'accepter telles quelles les propositions déjà sur la table, menaçant de restructurations et de suppressions d'emplois dans les mines si le conflit devait se prolonger.

L'offre présentée au syndicat Amcu, à l'origine de la grève, "pousse les limites de ce qui est acceptable et viable aussi loin que nous le pouvons", déclarent les trois Pdg dans un communiqué commun: "L'offre est nettement au dessus du niveau de l'inflation, elle est honnête et raisonnable. Nous ne pouvons pas et ne voulons pas envisager d'aller au-delà".

"Une grève prolongée aura pour conséquences plus de pertes, d'autres restructurations stratégiques et, inévitablement, cela aura un impact négatif sur l'emploi et sur l'économie en général", poursuivent les patrons de mines.

Amcu n'a pas réagi à ce communiqué.

L'organisme paritaire de médiation des conflits du travail (CCMA) attendait toujours mercredi en fin d'après-midi une réaction d'Amcu après que le syndicat ait accepté lundi de consulter ses structures dirigeantes pour voir comment sortir de l'impasse.

"Nous attendons toujours", a-t-on indiqué au CCMA, précisant que la réaction était attendue éventuellement par écrit, le délai allant jusqu'à jeudi matin.

La grève dure depuis un mois et les trois entreprises estiment leurs pertes cumulées à 4,4 milliards de rands (290 millions d'euros).

La proposition patronale, qui date du 29 janvier, avait été rejetée par Amcu.

Elle prévoit des augmentations de salaires étalées sur trois ans avec des revalorisations annuelles comprises entre 7 et 9% selon les catégories. L'inflation en Afrique du Sud est officiellement légèrement inférieure à 6%.

Le syndicat pour sa part exige un salaire de base de 12.500 rands (830 euros), soit plus du double du niveau actuel.

Environ 80.000 mineurs de platine suivent le mouvement, relativement pacifique mais qui a quand même fait un mort dans des heurts avec la police à Union mine, un site d'Amplats.

Le patronat accuse Amcu de refuser de jouer le jeu de la négociation: "Il est simplement impossible de négocier si l'une des parties seulement accepte de bouger, et que l'autre partie campe sur ses positions".

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