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Le sénateur suspendu Patrick Brazeau travaille dans un bar de danseuses

19/02/2014 01:22 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

OTTAWA - Patrick Brazeau est passé de sénateur conservateur à gérant dans un bar de danseuses nues.

Suspendu de la Chambre haute et faisant face à des accusations criminelles en lien avec le scandale des dépenses au Sénat, l'homme travaille désormais dans un bar de danseuses d'Ottawa.

Brazeau a été aperçu mardi à l'intérieur du Barefax Gentlemen's Club, mais a refusé de parler aux journalistes qui l'ont suivi à l'intérieur jusqu'à la porte de son bureau.

Carmelina Bentivoglio, la fille du propriétaire, a indiqué que Brazeau avait passé une entrevue pour un poste de gérant de jour il y a deux semaines. Il sera responsable «des horaires, de l'embauche, des mises à pied, de l'inventaire — comme n'importe quel autre gérant», a-t-elle dit.

Il supervisera de 25 à 30 employés dans son nouvel emploi, qu'il occupe depuis lundi. «Il cherchait un boulot, et il discutait avec l'un de mes proches. Il savait que je cherchais quelqu'un», a dit Mme Bentivoglio. «Les choses sont tombées comme ça, tout simplement.»

Le sénateur suspendu sera mis à l'essai pendant trois mois, comme tout nouvel employé, poursuit-elle. Et en ce qui concerne les talents qu'il pourrait exploiter dans ses nouvelles fonctions? «Probablement le fait de pouvoir s'exprimer en public. Il sera sans doute doué avec les clients.»

Travailler au Barefax est le plus récent d'une série de drôles d'emplois occupés par Brazeau depuis qu'il a été suspendu du Sénat, l'automne dernier.

Il s'est tourné vers Twitter pour décrocher un poste, et a tâté du journalisme au sein du magazine Frank, à Halifax. Mais le magazine satirique lui a montré la porte peu de temps après son embauche, publiant même une lettre d'excuses.

Le sénateur suspendu est sans salaire stable depuis ses déboires au Sénat en novembre. Avant sa suspension, son salaire était gelé pour récupérer plus de 48 000 $ en remboursements inappropriés de dépenses de logement et de déplacements. Plus tôt ce mois-ci, la Gendarmerie royale du Canada a formellement accusé Brazeau et l'ex-sénateur libéral Mac Harb de fraude et d'abus de confiance, en lien avec leurs réclamations.

Selon la police fédérale, Brazeau aurait frauduleusement déclaré que la maison de son père à Maniwaki était sa résidence principale, bien qu'on ne l'y voyait que rarement et qu'il vivait le plus clair du temps à Gatineau, juste en face d'Ottawa.

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