POLITIQUE

Élections: Jacques Duchesneau ne se représentera pas pour la CAQ

19/02/2014 04:27 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT
CP

QUÉBEC - Nouvelle tuile pour François Legault: le candidat-vedette de la CAQ lors du scrutin de 2012, Jacques Duchesneau, annonce qu'il tire sa révérence.

M. Duchesneau a confirmé mercredi en point de presse, en compagnie de son chef, ce dont tout le monde se doutait déjà, à savoir qu'il ne sera pas candidat pour la Coalition avenir Québec (CAQ) lors des prochaines élections générales, attendues sous peu.

Depuis des mois, le député de Saint-Jérôme, reconnu pour sa lutte à la corruption, se faisait de plus en plus discret et la rumeur courait qu'il songeait sérieusement à quitter la vie politique.

«Je suis venu en politique par idéalisme», a-t-il dit, se disant convaincu qu'il avait donné ce qu'il avait à offrir.

Il a fait le constat que son parti avait de la difficulté à gagner la faveur populaire. «Les idées ne percent pas au sein de la population», a-t-il déploré, jugeant que la CAQ avait un bon programme.

Il a dit avoir trouvé particulièrement fastidieux le travail de député en Chambre. «Vous pouvez pas imaginer combien c'est frustrant pour moi», a dit le député âgé de 65 ans, qui souhaite continuer à travailler.

L'ancien policier était une grosse prise pour M. Legault, en 2012. Ce dernier avait d'avance récompensé son candidat, en disant qu'il serait nommé vice-premier ministre s'il formait le gouvernement. M. Duchesneau avait réagi en disant qu'il aurait beaucoup de pouvoirs, et nommerait lui-même des ministres, une prérogative exclusive du chef du gouvernement.

L'ancien dirigeant de l'Unité anticollusion du ministère des Transports, qui s'est bâti une réputation de redresseur de torts, avait permis à la CAQ de se positionner comme le parti le mieux placé pour lutter efficacement contre la corruption.

M. Duchesneau s'est fait plus discret depuis que l'ancien chef du Parti québécois, André Boisclair, a intenté une poursuite contre lui pour atteinte à la réputation, fin septembre, à la suite de propos incendiaires tenus par le député.

Il avait tracé un lien audacieux entre la consommation passée de cocaïne de M. Boisclair et une subvention accordée par ce dernier quand il était ministre en 2003 à un projet auquel était liée une entreprise infiltrée par les Hells Angels. Mis en demeure de se rétracter, M. Duchesneau en avait plutôt rajouté.

En novembre, M. Duchesneau avait flirté avec l'idée de devenir le premier titulaire du poste d'inspecteur général de Montréal. Il avait dit qu'il serait réceptif, si on lui offrait le poste, mais l'offre n'est pas venue.

Gendron réfléchit

Par ailleurs, un monument de l'Assemblée nationale pourrait aussi faire ses adieux à la politique d'ici quelques jours.

Élu sans interruption depuis la première victoire du Parti québécois dirigé par René Lévesque en 1976, le député d'Abitibi-Ouest, François Gendron, songe à rentrer dans ses terres.

Âgé de 69 ans, M. Gendron a éprouvé des ennuis de santé récemment _ il a été hospitalisé quelques jours pour des douleurs au thorax _ et a entamé une réflexion sur son avenir politique.

«Je dois être prudent avec le signal qui est arrivé», a déclaré le député au sujet de son état de santé.

«J'ai une excellente relève et ça semble aller pas si mal nos affaires. Cela pourrait être un bon moment de dire 'merci beaucoup'. Mais je suis honnête et je vous le dis: je suis en réflexion», a souligné le parlementaire qui occupe aussi les fonctions de vice-premier ministre et de ministre de l'Agriculture.

Alors que le compte à rebours est commencé en vue du déclenchement des élections, M. Gendron a précisé qu'il fera connaître promptement sa décision.

«Ça ne sert à rien de traîner ça longtemps. Il ne me reste plus beaucoup de jours pour prendre ma décision», a-t-il dit.

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