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Affaire Benoît Roberge: l'accusé renonce à son enquête préliminaire

19/02/2014 08:13 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'ex-policier Benoît Roberge, qui est soupçonné d'avoir vendu des renseignements sensibles aux Hells Angels, a renoncé mercredi à subir son enquête préliminaire.

Celle-ci, pour laquelle trois journées d'audiences avaient été prévues, devait s'amorcer mercredi matin avec l'audition d'un témoin dont l'identité a été protégée par un strict interdit de publication.

«C'est prévu au Code criminel qu'un accusé peut renoncer à entendre la preuve et, donc, reconnaître qu'il soit renvoyé à procès pour les accusations qui pèsent contre lui», a expliqué le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Jean-Pascal Boucher.

Par conséquent, le juge Robert Marchi l'a aussitôt cité à procès, au palais de justice de Montréal, à une date qui n'a pas encore été déterminée. Entre-temps, il reviendra en cour, pour la forme, le 13 mars prochain.

L'avocat de Roberge, Me Richard Perras, s'était plaint à quelques reprises de ne pas avoir toute la preuve de la Couronne en mains mais Me Boucher estime que la décision annoncée mercredi matin démontre le contraire.

«La preuve a été transmise; la preuve en est qu'à la suite de l'analyse de tout ça, on constate qu'il y a eu une renonciation à l'enquête préliminaire», a fait valoir Me Boucher, alors que Me Perras s'est refusé à tout commentaire.

D'autre part, Benoît Roberge a fait savoir qu'il ne voulait plus subir son procès devant juge et jury, mais bien devant un juge seul.

Benoît Roberge fait face à une accusation d'obstruction de la justice, à une autre d'abus de confiance et à deux accusations reliées au gangstérisme.

L'ex-policier, qui est âgé de 50 ans, a pris sa retraite en août dernier. Sergent-détective au Service de police de la ville de Montréal (SPVM), il était considéré comme l'un des enquêteurs les plus chevronnés en matière de lutte contre le crime organisé.

Avant même que sa retraite ne soit officielle, soit en mars 2013, il avait été embauché par Revenu Québec à titre de chef du service du renseignement. Il a été congédié depuis.

Il est détenu depuis son arrestation, le 5 octobre. Il avait préalablement choisi de ne pas se prévaloir de son droit de bénéficier d'une audience de libération conditionnelle pour l'instant.

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