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Yémen: l'otage sud-africain en vie, rançon maintenue (chef de milice)

13/02/2014 10:03 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

L'enseignant sud-africain otage d'Al-Qaïda au Yémen est toujours en vie, cinq jours après l'expiration d'un ultimatum de ses ravisseurs qui exigeaient 3 millions de dollars et menaçaient de l'exécuter, a affirmé jeudi à l'AFP un chef d'une milice pro-gouvernementale.

"Le Sud-Africain enlevé par Al-Qaïda est toujours en vie. Il est séquestré dans la région de Mahfad", une zone montagneuse de la province sudiste d'Abyane, a déclaré Hussein al-Whaychi, un commandant des Comités de la résistance populaire, des supplétifs de l'armée.

"Le réseau (d'Al-Qaïda) s'en tient toujours à sa demande d'une rançon", a ajouté cet homme qui supervise un réseau de Comités populaires dans la province d'Abyane.

Il a affirmé que ses informations étaient "sûres" mais s'est refusé à fournir le moindre détail sur leur source.

Pierre Korkie, un enseignant sud-africain de 56 ans, a été enlevé en mai 2013, en même temps que son épouse, dans la ville de Taëz où le couple vivait depuis quatre ans.

Mme Korkie a été libérée le 10 janvier, et les ravisseurs avaient alors menacé d'exécuter leur otage faute de rançon au 17 janvier, un ultimatum ensuite prolongé de trois semaines et venu à expiration le 8 février.

Les autorités sud-africaines cherchent à obtenir la libération de M. Korkie, mais elles ont provoqué un quiproquo avec les ravisseurs, persuadés que le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ebrahim Ebrahim, dépêché à la mi-janvier au Yémen, apporterait le montant de la rançon.

L'association humanitaire sud-africaine Gift of the Givers, qui tente d'obtenir la libération de l'otage, a dû demander à son négociateur yéménite Anas al-Hamati de quitter le pays pour sa propre sécurité, les ravisseurs le soupçonnant d'avoir dérobé l'argent.

Les enlèvements d'étrangers sont fréquents au Yémen, où trois Européens ont été enlevés depuis le 31 janvier, dont un Britannique kidnappé mercredi soir à Sanaa.

Les otages sont le plus souvent le fait de tribus fortement armées, voulant faire pression sur le gouvernement pour faire aboutir leurs revendications. Ils sont généralement libérés sains et saufs.

Mais Al-Qaïda a récemment revendiqué des enlèvements d'étrangers.

Outre M. Korkie, des membres du réseau détiennent un diplomate saoudien, Abdallah al-Khalidi, enlevé en mars 2012 à Aden (sud), ainsi que, selon des sources tribales, un diplomate iranien, Nour-Ahmad Nikbakht, enlevé le 21 juillet à Sanaa.

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