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Syrie: pas de sanctions dans le projet russe de résolution de l'ONU (Lavrov)

13/02/2014 04:29 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Le projet russe de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation humanitaire en Syrie ne prévoit pas de menaces de sanctions contre le régime du président Bachar al-Assad, a déclaré jeudi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Le projet occidental et arabe, rejeté par Moscou, "est fait sous forme d'un ultimatum. Il y a des menaces de sanctions", a indiqué M. Lavrov, lors d'une conférence de presse.

"Mais nous ne pouvons pas l'accepter. Nous insistons sur la nécessité de se concentrer sur un travail concret", a-t-il souligné.

La Russie a présenté mercredi son propre projet de résolution sur la situation humanitaire en Syrie, après avoir qualifié d'"inacceptable" le projet occidental et arabe.

Les Occidentaux tentent depuis plusieurs jours de convaincre la Russie de se rallier à ce texte, qui réclame un meilleur accès humanitaire et "la levée immédiate des sièges" de plusieurs villes syriennes dont Homs.

Ce projet dénonce aussi les bombardements aériens menés par l'armée syrienne contre des civils au moyen de missiles SCUD ou de "barils d'explosifs".

Pour tenter d'amadouer Moscou, le texte contient toutefois une condamnation des "attentats terroristes en augmentation" en Syrie.

"La différence entre la résolution qu'ils essayent de faire adopter et notre vision de la situation est qu'ils interprètent cette situation de manière très sélective. Il rejettent toute la responsabilité sur le régime syrien et n'accordent pas l'attention nécessaire aux problèmes humanitaires créés par les actions des rebelles", a précisé M. Lavrov.

Le projet de résolution occidental et arabe n'est pas contraignant et ne prévoit pas de sanctions automatiques en cas de non-respect du texte. Mais si ses dispositions ne sont pas appliquées dans un délai de 15 jours, le Conseil se réserve la possibilité de voter ultérieurement des sanctions individuelles et ciblées contre ceux qui "font obstacle à l'aide humanitaire" ou commettent des violences contre les civils.

La Russie a bloqué déjà à trois reprises depuis le début de la crise syrienne en mars 2011 des résolutions visant à faire pression sur Damas.

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