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Me Denis Gallant est l'homme de la situation, pense Jacques Duchesneau

13/02/2014 12:47 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

QUÉBEC - Me Denis Gallant est l'homme qu'il faut pour occuper la fonction d'inspecteur général de la Ville de Montréal, estime Jacques Duchesneau.

Le député caquiste de Saint-Jérôme et ex-chef de police de Montréal n'avait que des éloges, jeudi, pour le procureur vedette de la Commission Charbonneau.

M. Duchesneau, qui avait lui-même exprimé son intérêt pour le poste il y a quelques mois, a fait montre d'humilité en décrivant le candidat choisi par le maire Denis Coderre pour lutter contre la corruption à Montréal.

«J'ai donné l'impression, lors d'un point de presse ou de plusieurs points de presse, que j'étais intéressé par la fonction. En fait, ce que je voulais, c'est que le travail se continue. Mais, si j'avais à me comparer, M. Gallant joue dans la ligne nationale, moi, je suis dans le junior AA et je pense qu'il va nous en mettre plein la vue», a-t-il prédit.

M. Duchesneau s'est aussi montré satisfait du projet de loi 73, déposé la veille, qui donne les coudées franches à l'inspecteur général. La Coalition avenir Québec offrira sa pleine collaboration pour que la pièce législative soit adoptée rapidement, avant les prochaines élections, a souligné le député.

«M. Coderre a appelé les trois chefs de parti pour s'assurer qu'on soit capables de le faire rapidement. Moi, avec tout ce qu'on entend à la Commission Charbonneau, je pense qu'il est temps qu'on arrive avec un inspecteur général. Alors, il n'y aura pas d'obstruction. S'il faut travailler jour et nuit, on va le faire», a-t-il promis.

La CAQ va néanmoins proposer quelques bonifications au projet de loi. S'il est normal que les élus puissent mettre sur la glace une décision de l'inspecteur en cas de force majeure, il est beaucoup moins justifié, selon M. Duchesneau, de concéder un veto à des organismes paramunicipaux.

«Le pouvoir doit revenir aux autorités municipales de dire (à l'inspecteur): On entend votre message, mais, pour le moment, il faut restaurer le centre-ville de Montréal le plus rapidement possible. Là où j'ai un peu de difficulté, c'est qu'on donne le même pouvoir à des (sociétés) paramunicipales», a-t-il dit, citant en exemple le parc Jean-Drapeau.

Les décisions ultimes «ne doivent pas être laissées à des gens d'un conseil d'administration», a déclaré le député.

Pour M. Duchesneau, l'inspecteur devra compter dans son équipe non seulement des enquêteurs mais aussi des experts légaux et des juricomptables pour scruter les documents et colmater toutes les brèches dans les contrats.

«Ce dont on a besoin, c'est des experts en contrats. La porte d'entrée à la collusion, c'est le contrat. Quand on fait sciemment des trous dans un contrat, c'est là qu'on est capables par la suite d'aller chercher des extras. Tous ceux qui sont venus témoigner à la Commission Charbonneau vous l'ont expliqué», a-t-il soulevé.

Le député souhaiterait également voir la durée du mandat non renouvelable de l'inspecteur général passer de cinq à sept ans, compte tenu de la tâche qu'il aura à accomplir.

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