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Le couple Gagnon-Ganong passera la Saint-Valentin à Sotchi pour la deuxième fois

13/02/2014 07:06 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

KRASNAÏA POLIANA, Russie - Ce sera la deuxième fois depuis qu'ils sont un couple que la Québécoise Marie-Michèle Gagnon et son ami de coeur Travis Ganong, lui aussi un skieur, passeront la Saint-Valentin ensemble dans la région de Sotchi.

Il y a deux ans, Ganong disputait une course le week-end précédent et Gagnon, elle, faisait la même chose le week-end suivant. On y disputait alors des épreuves-test en vue des Jeux olympiques actuels.

«Nous avions eu une belle journée ensemble, et nous allons sûrement être ensemble cette fois-ci encore puisque aucun d'entre nous n'a une course cette journée-là», a indiqué Ganong lors d'un entretien avec La Presse Canadienne, avant le début des Jeux.

«En espérant que j'aurai une belle surprise pour elle. L'idéal, ce serait une médaille d'or!», a lancé Ganong.

Un souper est prévu vendredi, a indiqué Gagnon. Et la surprise a été une cinquième place obtenue lors de la descente de dimanche dernier, à l'occasion de la première épreuve alpine des Jeux de Sotchi. Il s'agit du meilleur résultat à vie en compétition mondiale pour l'Américain de 25 ans. Jusqu'ici, il a cinq résultats parmi les 10 premiers en Coupe du monde, dont trois cette saison.

Gagnon était là pour encourager son copain.

«Les gens ne s'en souviendront pas parce que ce n'est pas une médaille, mais lui, il est vraiment content d'avoir bien fait, a commenté Gagnon. Il a fait une très belle performance, c'était vraiment inspirant. Il est un des meilleurs skieurs sur la piste et il commence à le montrer.»

Même s'ils sont tous les deux en montagne à Krasnaïa Poliana pendant la durée des Jeux, Gagnon et Ganong ne planifiaient pas de se voir très souvent, outre la Saint-Valentin.

«Nous vivons présentement deux semaines dans nos vies où nous devons nous concentrer avant tout sur notre travail. Ce sont deux semaines qui pourraient changer notre vie, qui pourraient vraiment nous catapulter vers de nouveaux sommets, et nous sommes tous deux vraiment motivés», a souligné Ganong.

En fin de compte, ce dernier s'est retrouvé aux côtés de sa douce ces dernières heures, alors que Gagnon se remettait d'une luxation à l'épaule.

«Il m'a aidé avec les sacs de glace, sa présence m'a aidée à me changer les idées, a affirmé la Québécoise de 24 ans. Je me sentais un peu comme si j'étais à la maison.»

Gagnon et Ganong se voient surtout l'été, alors qu'ils s'entraînent ensemble. Ils l'ont fait à Canmore, en Alberta, ces dernières années. L'été prochain, ils déménageront à Lake Tahoe, la ville d'origine de Ganong en Californie. Ils passent également du temps ensemble l'hiver, pendant la saison de la Coupe du monde.

«On se voit plus souvent que si je fréquentais quelqu'un du Québec qui n'était pas un athlète, a noté Gagnon. Il y a des fois où on s'entraîne au même endroit en Autriche. Et parce qu'il fait des courses de vitesse, il a souvent quelques jours de congé d'affilée parce que ce sont des courses exigeantes mentalement. Tandis que nous (après les épreuves techniques), on a une journée de congé au maximum. Alors si nous sommes proches l'un de l'autre, il va venir me voir.»

Le couple Gagnon-Ganong fête ces jours-ci son sixième anniversaire de rencontre. C'est Louis-Pierre Hélie, un ancien membre de l'équipe canadienne alpine qui fait maintenant du skicross, qui a fait les premières présentations.

«C'était pendant une manche de la série Pontiac GMC, à Nakiska, se souvient Gagnon. J'ai remarqué son nom sur la liste de départ, j'ai remarqué que nos noms de famille sont similaires et j'ai fait 'han! Est-ce qu'il a des origines québécoises et qu'on a mélangé son nom, est-ce que c'est un Gagnon?' Louis-Pierre, qui était ami avec lui, me l'a présenté parce que j'étais curieuse un peu…»

Le couple s'est formé un peu plus d'une année plus tard. Depuis, on a cherché les origines de Ganong.

«Dans les faits, ça vient du nom Janon en France, mais quelqu'un aux États-Unis a dû le massacrer en cours de route», a supposé Ganong.

Celui-ci dit aimer fréquenter une Québécoise francophone, ce qui lui donne l'occasion de se familiariser avec une culture différente — mais aussi une façon de vivre... qui ne l'est pas tellement.

«Les gens de la Californie et du Québec sont semblables. Ils sont calmes, détendus, ils aiment profiter de la vie. J'aime vraiment aller au Québec, la ville de Québec est incroyable, a dit Ganong, qui aime aussi aller passer du temps à Lac-Etchemin. La famille de Marie-Michèle est formidable, la communauté est vraiment tissée serré, c'est comme chez moi.»

Marco Sullivan, un autre membre de l'équipe américaine de ski alpin, fréquente lui aussi une Québécoise, Anna Goodman. Elle n'est pas aux JO de Sotchi mais elle avait participé à ceux de Vancouver. Selon Ganong, les deux skieuses québécoises ont une influence positive sur Sullivan et lui.

«Elles sont de grandes travaillantes, a-t-il dit. Marco et moi, nous avons grandi en Californie, dans une atmosphère plutôt détendue. Nous étions deux gars qui aimions avoir du plaisir, mais elles nous ont amenés à vraiment nous atteler à la tâche et à travailler fort à l'entraînement. En fait, ç'a permis à Marco de revenir au plus haut niveau et moi, ça m'a permis de me qualifier pour les JO. Et en même temps, c'est vraiment plaisant de passer du temps avec elles.»

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